Sainz, Loeb, McRae : (toute) la différence

Sainz, Loeb, McRae : (toute) la différence
Par Eurosport

Le 21/12/2003 à 15:00Mis à jour

Un éclairage particulier sur le WRC 2003 : Jean-Claude Vaucard, directeur technique de Citroën Sport, nous a expliqué les raisons de la réussite de Carlos Sainz et Sébastien Loeb et l'échec de Colin McRae. Terre promise pour le Français et l'Espagnol, ter

2003 a été une saison particulière pour Citroën, couronnée par des pilotes qui ont exprimé des aptitudes bien différentes. Loeb a confirmé sur le bitume en gagnant à Monte Carlo, en Allemagne et à Sanremo, et surpris sur la terre ; avec à la clé une 2e place au championnat. Sainz s'est comporté en finisseur, en n'abandonnant qu'une fois, en Grande Bretagne, où il pouvait être sacré. McRae a tout simplement déçu. Enormément. Une 2e place au Monte Carlo, c'est tout ou presque. Jean-Claude Vaucard nous a en donné les raisons.

McRae freine le plus tard mais ça n'est pas efficace

Pas de distance superflue

Le premier rallye terre passe par la Turquie, nouvellement labelisée WRC. Pas étonnant que Sainz s'y impose. Tandis que Loeb est contraint à l'abandon (panne d'essence), McRae continue mais apparaît dépassé. Les autres épisodes ne changeront rien. Même punition, même motif. "Sur la terre, Colin aime glisser partout : il est peut être en survirage en entrée, en milieu et en virage de virage", confirme JCV. "Par contre, il est très propre sur l'asphalte. Il a même un style 'circuit' qui me fait dire qu'il devrait tenter d'en faire." C'est donc à bon escient que l'éclectique écossais s'intéresse aux 24 heures du Mans et à la Nascar.

L'isolement de McRae

Voilà donc pourquoi seuls Loeb et Sainz ont été dans le coup. Avec leurs façons assez voisines de régler la Xsara sur la terre, ils ont lutté jusqu'au bout pour le titre. Pour McRae, ce fût l'isolement. "Il a demandé régulièrement à changer la voiture dans le sens qui l'intéressait mais le problème, c'est qu'elle convenait parfaitement à ses équipiers", confie Jean-Claude Vaucard. "Il aurait fallu lui faire une Xsara spéciale, et ça voulait plus ou moins dire une équipe d'essais pour lui. C'était impossible."


Loeb corrige sans s'en rendre compte

Le Rallye 'terre' d'Australie, dont le Français ne savait rien, a été "son plus beau de l'année", estime Jean-Claude Vaucard. Une synthèse, en quelques sortes. S'adapter à tout, très vite, est bien la grande qualité de Sébastien Loeb.

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