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Lavillenie y pensait "depuis le lendemain des Mondiaux de Pékin"

Lavillenie y pensait "depuis le lendemain des Mondiaux de Pékin"
Par AFP

Mis à jourLe 18/03/2016 à 09:01

Publiéle 18/03/2016 à 09:01

Mis à jourLe 18/03/2016 à 09:01

Publiéle 18/03/2016 à 09:01

Article de AFP

MONDIAUX EN SALLE - Renaud Lavillenie n'est pas passé à côté de son rendez-vous à Portland en obtenant son deuxième titre mondial en salle, et le record des championnats du monde avec un saut à 6,02 m. Le prechiste français a atteint cet objectif sur lequel il était focalisé depuis sa déception aux Mondiaux en plein air de Pékin l'an passé.

Quelle valeur accordez-vous à ce titre à cinq mois des JO de Rio?

Renaud Lavillenie : Je suis super content, cela fait depuis le lendemain des Mondiaux-2015 de Pékin que je pense à ce Championnat, il fallait que je me rattrape ici, pour montrer que ce j'avais fait à Pékin était une énorme boulette (3e, NDLR) et que j'étais encore là. Je suis bien sur la route de Rio, la saison avait commencé un peu moyen et elle finit super bien. Ce n'est pas pour cela que je serai champion olympique cet été, mais en 2012, j'avais eu une saison en salle avec un peu le même profil. Je serai le seul champion olympique à sauter, cela joue en ma faveur, mais on a vu que les mecs sont bons, il ne faut pas se reposer.

Comment s'est déroulé ce concours dont vous étiez le grand favori?

R.L. : Je me sentais bien et j'étais assez confiant, mais je n'étais pas là pour me balader. Je suis content, car j'ai suivi ma stratégie et les montées de barre que je veux quand je suis en forme. Quand j'ai passé 5,75 m, puis 5,90 m au premier essai, 90% du travail était fait. Après, "claquer" 6,02 m derrière, c'était juste royal: c'est, je crois, la troisième fois dans ma carrière que j'arrive à 6 m en trois sauts. Quand cela se déroule comme ça, c'est cool, mais il fallait être capable de ne pas sortir de la compétition, car il y a eu beaucoup d'attente et j'ai bien réussi à bien gérer la "compét", c'était une bonne soirée.

Vos adversaires ont paru rapidement résignés...

R.L. : J'ai été désagréablement surpris de voir que le niveau n'était pas à la hauteur de ce que je pouvais m'attendre, parce qu'il y avait 15 mecs à 5,75 m. Il y avait tout pour se dire qu'il allait falloir faire 5,85/5,90 pour être sur la "boîte". Là, ça a été l'hécatombe à 5,75 m: rien qu'avec mon premier saut, j'étais assuré d'être sur le podium. Le plus important, c'est que moi j'ai réussi à être à mon niveau. C'est plaisant, car il y a cinq-six semaines, j'étais loin de pouvoir faire un concours comme celui-là.

Renaud Lavillenie a décroché son deuxième titre mondial en salle avec un saut à 6,02 m
Renaud Lavillenie a décroché son deuxième titre mondial en salle avec un saut à 6,02 m - AFP
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