Nicolas Batum n'était pas revenu sur cette histoire depuis sa sortie du parquet de la North Greenwich Arena. Pour son retour à Portland, il a accepté d'évoquer ce coup de poing dans l'aine de Juan Carlos Navarro lors de l’élimination de l’équipe de France en quarts de finale des Jeux (59-66). L’action n’était pas passée inaperçue en Europe et de l’autre côté de l'Atlantique. Il le regrette. "Ce qui me préoccupe, c'est l'image que j'ai donnée aux gens de moi, de la France, du jeu...", avoue l'ancien Manceau dans le blog de Casey Holdahl sur le site de la NBA.
Agacé par la défaite des Espagnols face au Brésil en poule pour éviter les Etats-Unis en demies quitte à retrouver les Bleus en quarts, frustré par cette nouvelle désillusion face aux Gasol and co, Batum était sorti de ses gonds. Dents serrées, il avait disjoncté et renvoyé une image bien loin de sa personnalité habituelle. Encore très remonté quand il avait quitté les lattes du parquet londonien, il n'avait pas encore pris conscience de l'impact de ce geste. "Et faire exprès de perdre un match, c'est dans l'esprit olympique, ça?", avait-il lancé à un journaliste US en zone mixte avant d’ajouter : "Je voulais lui donner une bonne raison de plonger", pour justifier son geste. Aujourd'hui, il fait amende honorable. "Je me sens mal car ce n'est pas moi. Je suis humain. J'ai craqué", regrette-t-il.
Sûrement un peu déçu de lui sur cette action, l'ailier des Bleus accepterait sans broncher une sanction. "Vous ne voulez pas voir ce genre d'action sur un terrain. Si la FIBA veut me suspendre pour quelques matches, je trouverais cela normal", reconnaît-il. En attendant, Nicolas Batum veut tourner la page et se concentrer sur sa nouvelle saison avec Portland où son nouveau contrat (46 millions de dollars sur quatre saisons) lui met un peu plus de pression. Il en est conscient mais ne compte pas se cacher : "Maintenant, je dois être présent à tous les matches. Il va y avoir plus de pression bien sûr. Mais c'est pour ça que je joue ce jeu et c'est pour cela que je suis là".



AFP
























