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Coupe du monde 2014, France - Lituanie (95-93) : La mission des Bleus est plus qu'accomplie

Mission accomplie... et même plus que ça

Le 14/09/2014 à 08:41

Les Bleus annonçaient vouloir ramener une médaille de cette Coupe du monde. A la surprise générale, ils ont rempli leur mission, avec une bonne dose d’émotions et de surprises.

Quand Tony Parker a annoncé qu’il ferait l’impasse sur la Coupe du monde afin de souffler et de se concentrer sur l’Euro 2015 qualificatif pour les JO, pas grand-monde n’aurait parié une pièce sur une médaille des Bleus. Avec du sérieux, des émotions et un bon lot de surprises, les "Bronzés" ont pourtant réussi leur coup en Espagne après une aventure qui a ressemblé à un tour de montagnes russes.

Emmenés par l’éternel Boris Diaw et ses acolytes vétérans, Florent Pietrus et Mickaël  Gelabale, les Français ont aussi pu compter sur une jeune génération prête à prendre les rênes dans ce tournoi. Nicolas Batum, meilleur marqueur de la sélection avec plus de 14 points de moyenne et une fin de tournoi explosive, s’est imposé comme le leader offensif et il s’est trouvé plusieurs lieutenants avec Lauvergne, Diot ou encore Heurtel. Comme "Batman" l’annonçait avant le début de la compétition, la France n’aurait pas pu atteindre ses objectifs en oubliant de jouer collectivement. L’absence de Tony Parker ne pouvant être compensée par la performance d’un seul joueur.

Face à la Lituanie, les Français ont joué une nouvelle fois en équipe, mais ils ont aussi surtout joué avec les nerfs des observateurs, un peu à l’image de toutes leurs prestations dans cette compétition. Après une défaite cruelle face au Brésil en inauguration (63-65), les Bleus ont gagné dans le money-time contre la Serbie avec beaucoup de réussite (73-74). De quoi accélérer nettement le rythme cardiaque dès le début. Derrière, ils ont écrasé l’Egypte (94-55) avant de céder contre l’Espagne de plus de vingt points (88-64), pour finir par s’imposer avec de sérieuses difficultés contre l’Iran (81-76). Un véritable ascenseur émotionnel, rien que pour venir à bout de la phase de poule. Mais le pire comme le meilleur restaient à venir.

Un ascenseur émotionnel

Après une victoire attendue contre la Croatie en 8e, les Bleus ont réalisé l’exploit de l’année, en faisant tomber le favori n°1 de la compétition, avec les hôtes ibériques de ce tournoi. Un match mémorable où la Roja aura tout donné pour s’éviter une humiliation à domicile (65-52) et déjà de fortes émotions pour les joueurs comme les supporteurs. Sûrement pris par l’euphorie après cette victoire, les Français n’ont malheureusement pas affiché le sérieux nécessaire derrière, en s’inclinant en demi-finale contre la Serbie. Vincent Collet allant même jusqu’à déclarer que ses joueurs ont manqué de "maturité". Mais là encore, les émotions étaient intenses, avec un rush des Bleus dans le dernier quart, portés par le record de points en carrière de Batum avec 35 unités.

La joie de l'équipe de France après la médaille de bronze

La joie de l'équipe de France après la médaille de bronzeAFP

La compétition n’aurait pas eu le même goût sans médaille et les Bleus ont finalement trouvé les ressources émotionnelles pour terminer le travail avec seulement 18 heures de récupération. Mieux entrés dans le match que la veille, les Français semblaient même partis pour une rencontre tranquille, avant le retour de leurs vieux démons en deuxième période. Relégué à 7 points à l’entame du dernier quart, les hommes de Collet ont refusé de renoncer. Ils sont revenus « au mental » et avec « maturité » selon le capitaine Boris Diaw « fier » de son équipe.

Une fois la médaille en main, les Bleus ont pu souffler et savourer. Alors que Lauvergne pensait encore au « match exceptionnel contre les Espagnols », Pietrus soulignait la hargne de cette « bande de frères » le sourire aux lèvres : "On est allé la chercher avec les tripes. Cette équipe méritait vraiment cette médaille. Au début, personne ne misait sur nous mais on a montré qu'on avait beaucoup de cœur !" Les Bleus ont du cœur et du bronze. Que demande le peuple ?

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