"Une grosse déception"

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Les Spurs éliminés au 1er tour des play-offs, Tony Parker est désormais en vacances. Le meneur de San Antonio, qui pourrait revenir en France en cas de lock-out la saison prochaine, veut maintenant souffler. Pour jouer le championnat d'Europe "en pleine forme" avec les Bleus cet été.

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Crédit: Eurosport

Voilà, c'est fini. Le public du FedEx Forum, surchauffé à l'occasion, l'avait exigé : "Finish Them !". Dans la nuit de vendredi à samedi, San Antonio a dit adieu, pour de bon, à un possible cinquième titre NBA en douze ans (*). Eliminés par la jeunesse de Memphis au terme du sixième match (99-91), les vieillissants (pour ne pas dire vieux) Spurs sont tombés de très haut, eux qui avaient terminé la saison régulière au sommet de la hiérarchie à l'Ouest, avec 61 victoires pour seulement 21 défaites. "C'est une grosse déception. Ça fait mal (...) mais c'est la dure loi du sport", a commenté Tony Parker sur son site internet.
"Nous avons bien joué toute la saison. Mais comme vous le savez, cela ne veut rien dire si vous ne jouez pas comme il faut en play-offs et, globalement, Memphis a mieux joué que nous", a reconnu le meneur tricolore à l'issue du match. "Il faut leur donner ce crédit". Pour la quatrième fois seulement de l'histoire, la première depuis Dallas en 2007, le numéro un de la saison régulière est donc sorti au premier tour. Un fait de gloire dont se seraient bien passé les hommes de Gregg Popovich. Selon Parker, ils y ont pourtant cru jusqu'au bout : "On était encore dans le coup à cinq minutes de la fin du match, mais nous n'avons pas pu mettre en place les séquences dont nous avions besoin (...). On pensait vraiment que le match allait basculer de notre côté. Ce sont des situations que nous avons l'habitude de gérer, notre expérience des play-offs devait faire la différence et jouer en notre faveur". Raté...
Que de balles perdues...
Pour la première fois depuis 2001, Parker est en vacances dès la fin du mois d'avril : "Après une telle saison, tu ne peux pas espérer autre chose qu'une finale de conférence." Le coup de grâce asséné, les Spurs vont désormais pouvoir procéder à leur autocritique, voir ce qui n'a pas marché dans cette série et se poser les bonnes questions sur leur avenir. Pour ne parler que de lui, Tony Parker n'est pas le plus "condamnable". Si l'on se penche sur ses statistiques, "TP" n'a pas fait de mauvais play-offs. En attaque, tout du moins. En six matches, l'ancien Parisien a compilé 19,7 points à 46%, 5,2 passes et 3,2 rebonds. En revanche, son absence de shoot longue distance (1 sur 8 à 3 points sur la série), ses pertes de balles à répétition (3,2 contre 2,2 à son homologue des Grizzlies, Mike Conley) et ses largesses défensives ne parlent pas en sa faveur.
Dans le dernier quart temps, on aurait aimé que Parker prenne les choses en main. Il ne l'a pas fait. Mais Manu Ginobili et Tim Duncan non plus. Le Big Three n'a plus la même portée qu'il y a quelques années et est clairement en fin de cycle. Une page s'est probablement tournée vendredi. De son côté, Parker veut passer à autre chose pour mieux rebondir. "Je vais maintenant couper pendant deux ou trois semaines. J'ai besoin de souffler physiquement et mentalement", avoue-t-il. Le probable lock-out pourrait changer ses plans. Son été, le Français va le passer à "travailler physiquement" pour rejoindre les Bleus "en pleine forme" en vue de l'Euro. Si grève il y a sur le nouveau continent, "TP" pourrait revenir en France : "Si le lock-out est encore là en décembre, il sera temps de songer à jouer en Europe, explique-t-il dans L'Equipe. Jouer pour l'ASVEL, ça pourrait être sympa". Mais on n'en est pas encore là.
(*) Les Spurs ont été champions en 1999, 2003, 2005 et 2007.
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