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La promesse d'un été bleu
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Publié 06/08/2009 à 14:45 GMT+2
Talentueuse mais laissant trop souvent une impression de gâchis, l'équipe de France s'est sortie les tripes pour battre l'Italie (80-77 a.p.). Au delà d'un succès mathématiquement précieux, les Bleus se sont découverts une âme commune. Le début d'une belle histoire?
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Les plus belles victoires se forgent souvent à la force du poignet. C'est ainsi depuis que le sport existe et surtout depuis que la France participe à des compétitions sportives. La facilité, la marge de sécurité ne sont pas des critères qui collent à tout ce qui est made in France. En s'imposant en Italie, sans la présence de Tony Parker, l'équipe de France a relevé le défi qui lui était proposé. Il faut d'ailleurs aller chercher dans le dernier match de préparation face à la Hongrie (triste victoire 70-69), la génèse de ce succès précieux. "Nous avons pas besoin qu'on vienne nous dire que nous avons été mauvais pour le savoir" , avait lâché Ronny Turiaf après le non match de Coubertin.
La révolte affichée sur le sol de Sardaigne ce mercredi était le témoignage d'une véritable réaction d'orgueil pour une équipe montrée du doigt. Le potentiel est connu, reconnu et même admiré par l'Europe entière, il ne restait plus qu'à y mettre le coeur nécessaire. "C'est avec les tripes qu'on va chercher ce succès", raconte Nicolas Batum. "Rien ne sera simple, nous en avons tous conscience, mais notre envie d'aller à l'Euro et de briller est notre leitmotiv", rajoute Boris Diaw.
Collet : "Beaucoup à travailler"
Devant l'Italie, les Bleus n'auront pas fait étalage d'un basket version grande classe. La tendance était plutôt au bleu de chauffe que l'on enfile pour aller à la mine. Qu'importe après tout puisque dans cette phase de repêchages, le résultat importe plus que la manière. "Nous avons encore beaucoup de choses à travailler, explique Vincent Collet. Mais, on peut forger dans ce succès les raisons d'y croire car l'état d'esprit du groupe était remarquable." Le sélectionneur national n'a pas tort. Sans son guide, sans son maître à jouer, la France a su faire corps pour franchir l'obstacle italien. Une équipe transalpine sans grand relief mais qui a toujours su gérer ce genre de situation à couper le souffle.
L'important est désormais ailleurs pour cette équipe. Forts d'un succès qui aura confirmé l'émergence de Nicolas Batum et les apports intéressants de Jeanneau et Diot, les Français doivent faire fructifier l'avantage de cette victoire. "Samedi, on remet ça. On devra être sur nos gardes face à la Finlande. Rien ne sera simple" , avoue Vincent Collet. Et le piège est ainsi tendu pour un groupe qui pourrait avoir tendance à croire que le plus dur a été fait à Cagliari. Pourtant, la route menant à la Pologne comporte encore cinq cols à gravir. Avec le retour du meilleur grimpeur du lot, TP, la France a les moyens de ses ambitions. "On sait ce que Tony va apporter, c'est une évidence. Maintenant, son retour ne doit pas focaliser toute l'attention. Nous avons gagné en équipe en Italie, il faudra s'appuyer là dessus", avance le sélectionneur.
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