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Les Bleus dans l'impasse ?
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Publié 23/09/2008 à 06:30 GMT+2
Après avoir raté la qualification directe pour l'Euro 2009, la France se retrouve dans une situation bien délicate. Le basket français va encore devoir analyser ses maux pour éviter un terrible passage à vide en cas de non présence à l'échéance polonaise.
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. PARKER ENCORE TROP SEUL
C'était déjà édifiant à l'Euro 2007. Ca n'a échappé à personne lors de ces qualifications à l'Euro 2009 : Tony Parker est bien seul dans cette équipe de France Avec trois matches à plus de trente points, TP a été incroyable tout au long de la campagne. Un leader offensif d'une rare efficacité. A l'image d'un Dirk Nowitzki pour l'Allemagne. Il termine même meilleur marqueur de ces qualifications avec une moyenne de 26,8 points sur six matches. Le tout avec un pourcentage d'adresse (53,5%) hallucinant pour un meneur de jeu. Mais voilà, TP a été le seul à surnager. Si on a cru trouver la perler rare avec Nando De Colo après le premier match (28 pts), l'éclaircie a été de courte durée. Et finalement, TP n'a toujours pas de lieutenant digne de ce nom (De Colo : 12.2 pts de moyenne, Turiaf : 9.8 pts)... On n'ose même pas imaginer ce que ça aurait donné sans le meneur des Spurs...
. TOUJOURS LES MEMES MAUX
Les étés passent mais rien ne change. Comme à chaque compétition, les mêmes problèmes sont pointés du doigt. Les Bleus manquent d'adresse, font preuve d'un déficit criant dans la peinture et ne savent pas gérer les fins de match. Des maux profonds comme le reconnait Jean-Pierre De Vincenzi : "Le basket français souffre de maux endémiques comme l'adresse et le manque de taille qui étaient déjà présents à l'Euro 2005 et au Mondial 2006", lance le DTN. Alors bien sûr, l'absence d'une bonne douzaine de joueurs majeurs (Diaw, Gelabale, Noah, Gomis, les Pietrus...) a pesé lourd. Mais le constat reste évident : la France n'est peut-être pas si forte que l'on pense. La formation doit être remise en question. A force de favoriser le côté athlétique, on oublie peut-être les fondamentaux et l'intelligence tactique. Des atouts pourtant majeurs en Euroligue et pour rivaliser au niveau international...
. UN AVENIR INQUIETANT
Après ce nouvel échec, les perspectives sont loin d'être réjouissantes. Les Bleus vont devoir absolument décrocher le dernier billet pour l'Euro 2009 lors des repêchages (5-30 août). Une compétition plus que décisive. En cas de nouveau fiasco, ils se retrouveraient en effet privés de toute compétition internationale avant, au mieux, le Championnat d'Europe suivant, en... 2011. Un vide qui ferait très mal au basket français alors que l'on pensait les Tricolores partis pour briller dans le sillage de Tony Parker et Boris Diaw. Ce n'est pourtant pas gagné d'avance : l'été prochain, la bande à TP va devoir se débarrasser de la Belgique, la Bosnie, le Portugal, la Finlande et surtout l'Italie.
. QUELLES SOLUTIONS ?
L'heure va encore être aux questions. Et il y en a beaucoup. Une chose est sûre : Michel Gomez n'est plus l'homme de la situation. Ses méthodes et sa gestion n'ont pas séduit. Il devrait donc quitter le navire. Mais c'est tout le système qui doit être remis en cause. Malgré le discours optimiste de Jean-Pierre De Vincenzi sur les jeunes bleus, la formation ne porte pas ses fruits. Comme en témoigne le peu de temps de jeu des Français en Pro A (14 min). Autre souci : la fédération, peut-être un peu trop vieillissante alors qu'Yvan Mainini compte briguer un quatrième mandat le 13 décembre prochain, n'arrive pas à trouver les bonnes solutions. Il faudra pourtant dénicher un coach capable de remobiliser tout le monde. Et surtout, trouver le moyen d'exploiter au mieux les forces françaises. En jouant sur le physique par exemple avec tous "les éléments NBA". Car les joueurs d'Euroligue ne sortiront pas comme ça du chapeau.
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