Eurosport
Yak et Turiaf en forme
Par
Publié 10/08/2007 à 17:30 GMT+2
Dans le sillage de Ronny Turiaf (16 pts) et Yakhouba Diawara (18 pts), la France a battu la Serbie (93-87), lors de son premier match du tournoi de Strasbourg. Malgré l'absence de Boris Diaw et de Tony Parker, les Bleus ont trouvé les ressources pour l'em
Eurosport
Crédit: Eurosport
Un mal pour un bien ? Les contretemps subis par Boris Diaw et Tony Parker peuvent-ils être une bonne chose pour l'équipe de France ? A première vue, on serait tenté de dire non. Bien sûr, les Bleus, privés de leurs deux joueurs de base depuis le début de la préparation, vont débarquer en Espagne avec un retard certain sur le plan collectif. Il faudra vite trouver des automatismes. Mais voilà, après trois matches de préparation, un constat s'impose : sans TP et Babac, les autres Bleus montrent de belles choses. Tant sur le plan collectif qu'individuel. Ils accumulent de la confiance avant d'aller à Alicante. Vendredi, ils ont décroché une troisième victoire de rang en s'offrant la jeune Serbie (22 ans et demi de moyenne d'âge).
Pendant les 20 premières minutes, les Tricolores, privés vendredi de Parker, Diaw, Kirksay et Sangaré, soit ses trois "créateurs" et son troisième meneur, ont même vraiment été séduisants. Solides sous les panneaux, bien rôdés en attaque, adroits à mi-distance et derrière l'arc, collectifs, et agressifs en défense comme le souhaitait Claude Bergeaud, les Tricolores ont régalé par moment le Rhénus Sport de Strasbourg. Avec des phases offensives bien construites et des actions spectaculaires. En clair : la mayonnaise commence à prendre sur le plan collectif. Mais surtout, les forfaits de deux joueurs majeurs permettent à d'autres Français de se mettre en évidence. Et Ronny Turiaf et Yakhouba Diawara en sont les deux grands bénéficiaires.
Ronny fait le show, Yak enfonce le clou
Meilleur Français lors des deux premiers matches amicaux, Ronny Turiaf a encore fait l'étalage de son potentiel. A chacune de ses entrées, l'intérieur des Lakers, sorti du banc, a fait parler la poudre. Il s'est offert quelques dunks. Des shoots de loin. Et des contres. En gros, il a sorti toute sa panoplie pour enflammer la salle. Malgré la présence du musculeux Darko Milicic dans la peinture, il a fait la loi dans la raquette tout au long de la première période pour arriver à la pause avec 13 points à 5 sur 7 et 4 rebonds. Il offre à Bergeaud un autre registre que Fred Weis. Moins défensif mais plus dynamique en attaque.
Autre Frenchie de NBA, Yakhouba Diawara n'est pas en reste. L'ailier de Denver n'en finit plus de séduire. Toujours aussi sobre, il a martyrisé la défense serbe toute la première période. Sur la lancée de son match face à la Belgique (4 sur 5 à trois points), l'ancien joueur de Dijon et de Bologne a été déterminant (12 pts à 4 sur 5 et 2 sur 3 à trois points à la pause). Il a apporté sa grosse défense mais aussi son efficacité offensive. A se demander s'il ne pourrait pas être le shooteur tant recherché.
Morandais coule
Mais si Ronny et Yak ont marqué des points, tous les Français ne peuvent pas en dire autant. Pour sa première sortie à Strasbourg, Michel Morandais a perdu gros. L'arrière de Naples, limité par les fautes, est complètement passé à côté de son match (0 sur 7 aux tirs). Il est tout simplement le seul Tricolore à ne pas avoir trouvé le chemin du panier. Pis encore, son adversaire pour la place de shooteur des Bleus a pris les devants. Après un premier passage à vide, permettant aux Serbes de revenir à égalité (56-56, 27e), Cédric Ferchaud a relancé l'équipe avec deux tirs primés (71-63). Un pur shooteur ! Pas suffisant toutefois pour éviter la prolongation aux protégés de Claude Bergeaud étouffés toute la deuxième période par la défense serbe.
Mais voilà, il était écrit que Yakhouba Diawara et Ronny Turiaf devaient s'illustrer. Incapables de marquer le moindre point après la pause, les deux héros de la soirée ont sorti le bleu de chauffe pour retrouver leur efficacité et permettre à l'Edf de l'emporter après une fin de match âpre à souhait marquée par un début de bagarre générale, des fautes techniques à Pietrus, Milicic et à l'entraîneur serbe. En attendant le retour de leur épine dorsale, les Tricolores répondent pour l'instant présent. A confirmer dès samedi contre le traditionnel bourreau des Bleus : la Grèce qui a chuté vendredi face à la Slovénie (54-65).
LA DECLA : Claude Bergeaud (sélectionneur de l'équipe de France)
"C'était un gros match, avec énormément d'intensité. C'était tout sauf un match amical, on l'a vu, la victoire est donc satisfaisante. D'entrée, on attaque le tournoi par une prolongation qu'on aurait dû éviter si on avait géré normalement la fin de match. Mais l'équipe a montré du sang, de la fierté. Je suis très content de la façon dont les joueurs ont réagi, on voulait un tournoi dur, on est dans la configuration d'un Championnat d'Europe."
FRANCE - SERBIE 93-87 A.P. (24-22, 25-16, 17-24, 27-25, 16-10)
France: 25 paniers (dont 9 sur 23 à trois points) sur 59 tirs (42%) - 34 LF sur 44 tentés - 42 rebonds (Weis 8) - 19 passes décisives (Gomis et F.Pietrus 5) - 15 balles perdues - 29 fautes personnelles - Joueurs sortis: Jeanneau (40e), Morandais (42e), Turiaf (45e)
Marqueurs: Gomis (9), Morandais (0), Jeanneau (13), Diawara (18), Ferchaud (10), F. Pietrus (14), P. Badiane (2), Giffa (5), Turiaf (16), Weis (6)
Serbie: 28 paniers (dont 7 sur 27 à trois points) sur 68 tirs (41%) - 24 LF sur 38 tentés - 44 rebonds (Gurovic 10) - 13 passes décisives - 15 balles perdues - 31 fautes personnelles - Joueurs sortis: Milicic (40e), Erceg (42e), Jaric (45e)
Marqueurs: Teodosic (2), Cvetkovic (4), Radivojevic (0), Erceg (11), Labovic (4), Ilic (0), Jaric (8), Milicic (13), Aleksandrov (14), Rasic (3), Tepic (5), Gurovic (23)
Sur le même sujet
Publicité
Publicité