Asloum expéditif

De revanche des Jeux Olympiques de Sydney, il n'y en a pas eu. Brahim Asloum n'aura jamais laissé l'Espagnol Lozano croire en ses chances lors de la réunion de Bercy. Une victoire acquise avec panache par arrêt de l'arbitre à la 4e reprise qui offre au Fr

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Avant de monter sur le ring de Bercy, Brahim Asloum n'avait sans doute pas eu connaissance des mésaventures de Myriam Lamare, battue par Anne-Sophie Mathis et Jackson Chanet, dominé aux points par le Géorgien Gogiya plus tôt dans la réunion. L'exilé des Amériques avait d'autres chats à fouetter et notamment un Espagnol, vieille connaissance de la finale des Jeux Olympiques de Sydney. Une revanche, même si les circonstances étaient bien différentes, donnait la configuration d'un combat important à plus d'un titre.
Après avoir acquis la conviction que son épanouissement pugilistique passait forcément par une remise en cause de ses habitudes, le Lyonnais se présentait le regard confiant mais le corps très affûté entre les cordes. Un an après sa défaite face à Parra pour le titre mondial, Asloum se promet d'être un nouveau boxeur, cherchant sans cesse à développer des qualités connues mais encore trop timorées pour toucher le graal sacré.
Sa démonstration face à Rafael Lozano aura démontré que petit à petit, l'oiseau Asloum fait son nid. De douillet, celui-ci peut devenir courant avril couvert d'or mondial si le titre est envisagé avec le même sérieux et la même détermination. Car la force du protégé d'Acariès est d'avoir acquis une culture tactique plus en adéquation avec les attentes d'un champion du monde. Le talent ne suffit pas, seul le travail paye. Et les 37 ans de l'adversaire du soir s'en souviendront. A aucun moment en position de bousculer le Français, Lozano (18 victoires et 2 défaites avant la soirée) aura vite compris que la soirée allait être pénible.
Le monde à ses pieds le 21 avril 2007?
Volontaire, agressif et surtout efficace au corps, Brahim Asloum aura parfaitement conduit son combat. Aucune frayeur durant trois rounds avant que l'arbitre de la rencontre ne décide de mettre fin au calvaire du petit espagnol lors de la quatrième reprise. Une victoire acquise sans frayeur qui ne pouvait que rassurer Louis Acariès, l'omniprésent manager d'Asloum : "Ce soir, Brahim a montré des choses et la voie à suivre dans la quête qu'il s'est fixée. Je suis ravi de voir que son travail paye et confirme ses progrès."
En l'espace de deux combats, le Français aura en tout cas relancé avec la manière une carrière bien indécise il y a encore six mois. Désormais, l'objectif mondial est à portée de main et que ce soit Vasquez en mi-mouche ou Sakata, Asloum a acquis une nouvelle maturité comme il le reconnait lui-même : "Je suis resté appliqué et assidu. Ma défaite en décembre dernier m'a beaucoup appris sur les erreurs à ne pas commettre. Au début, j'ai joué son jeu, puis je lui ai marché dessus petit à petit." Une fin de soirée où il n'aura pas manqué de crier haut et fort : "Je vais continuer à me préparer pour le championnat du monde prévu le 21 avril prochain. Je vous l'annonce, je serai champion du monde." On ne demande que ça...
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