Boxe

Asloum: "Je suis mort de faim"


Par Eurosport
Par Eurosport - Le 07/12/2007 à 11:00
Asloum: "Je suis mort de faim"Retombé à 49 kilos, Brahim Asloum affronte ce samedi l'Argentin Juan Carlo Reveco pour la ceinture WBA des poids mi-mouche. Le Français se voit là proposer sa troisième (et ultime ?) chance pour le titre mondial. "Je vais le gagner", déclare un Asloum sûr
 

BRAHIM ASLOUM, comment abordez-vous ce combat, après deux chances mondiales ratées ?

B.A : J'ai pris deux revers (ndlr: contre Parra et Narvaez), alors que c'était à ma portée et que ça m'est passé sous le nez, par ma faute. J'ai pris Chelsea et Barcelone, dommage, mais je m'étais qualifié pour la Ligue des Champions. Cette fois-ci, on va essayer de la gagner. La motivation est d'autant plus forte, grâce aux critiques que j'ai transformées en positif. Je suis prêt, la préparation s'est très bien passée, j'ai bien écouté les conseils, on a bien fait les choses, comme il fallait les faire. Dans l'image et dans la forme, c'est vrai que je suis mort de faim. J'ai envie de revanche, c'est un championnat du monde, mais je ne dramatise pas la situation. J'ai les ingrédients pour faire la meilleure mayonnaise possible, je sais qu'elle a pris et qu'elle sera bonne.

Est-ce votre dernière chance de devenir champion du monde ?

B.A : Je ne veux pas que ce soit ma dernière chance, et ce ne sera pas la dernière. Je compte saisir celle-là, puis m'en procurer d'autres. Je suis un battant, je veux atteindre mes objectifs. Je ne suis pas ici par hasard, j'ai gagné des titres de champion de France, d'Europe, de champion olympique. Il me manque juste un titre de champion du monde à remporter, je me bats pour. Rien n'est acquis. Je me suis donné ces possibilités et tant que mon envie est intacte, il n'y a pas de raison de poser ces questions.

Etes-vous devenu plus méchant pour gagner ce combat ?

B.A : Je ne suis pas méchant de nature, je remercie mes parents et c'est ce qui fait que je me comporte bien en tant qu'homme. Je ne compte pas changer ça pour un couronnement. Je vais aller gagner, mais avec ma volonté, mon travail et ma détermination dans la dureté. Il faut relativiser. Dans la vie, il y a plus malheureux que moi. Il y a le Téléthon qui arrive, des enfants qui ont plus besoin d'aide que moi. Le bon Dieu m'a permis d'avoir mes deux bras, mes deux jambes et de pouvoir me procurer mes propres chances. Je ne négligerai pas mon combat, je veux le gagner et je vais le gagner.

 
  commentaire(s)
Ajoutez le vôtre !
  commentaire(s)
Ajoutez le vôtre !
 
×