Armstrong: l'UCI sereine

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L'UCI a tenu à mettre les choses au clair mardi: aucun contrôle positif à l'EPO n'avait été relevé lors du Tour de Suisse 2001 remporté par Lance Armstrong, contrairement aux dires de Floyd Landis. En revanche, le conflit d'intérêt avec l'Américain, donateur de l'UCI, reste flou.

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Floyd Landis avait accusé Lance Armstrong d'être dopé sur le Tour de Suisse 2002, l'UCI fermant les yeux sur le cas du Texan. Mardi, l'Union cycliste internationale a tenu à mettre les choses au point: il n'y a eu aucun contrôle positif à l'EPO recensé lors du Tour de Suisse 2001 remporté par Lance Armstrong, Landis s'étant trompé d'année dans ces accusations. "Aucun contrôle n'a révélé la présence d'EPO dans les échantillons prélevés sur les coureurs lors du Tour de Suisse 2001 (ndlr: l'Américain n'était pas là en 2002)", a révélé l'UCI dans un communiqué en ajoutant disposer "de tous les documents le démontrant".
"Entre 2001 et 2003, seuls les laboratoires de Paris, de Lausanne, de Cologne, de Barcelone et de Madrid, mandatés par l'UCI, ont détecté la présence d'EPO dans des échantillons qui leur avaient été confiés pour analyse", a poursuivi la fédération internationale. "Durant cette période, le premier a effectué trois analyses positives à l'EPO, le deuxième 18 et les trois derniers une chacun. Aucun des échantillons en cause n'avait été prélevé lors du Tour de Suisse 2001". La fédération a réaffirmé "la transparence totale du processus des contrôles antidopage", mettant un terme aux allégations de l'ancien coureur Phonak.
Si ces déclarations viennent contredire celles de Landis, elles ne règlent en revanche pas l'autre problème: un cas positif d'Armstrong couvert par le président de l'UCI d'alors, Hein Verbruggen. Pat McQuaid, son successeur, s'est empressé de venir à son secours en rejetant les accusations. "Toutes les informations obtenues montrent de façon claire et définitive qu'il n'était pas possible pour mon prédécesseur d'occulter un résultat", a martelé l'Irlandais. "C'est tout bonnement impossible !" Mais il n'en reste pas mois qu'il a demandé aux fédérations concernés d'enquêter suite aux propos de Landis sur ESPN.
Car l'ex-équipier du septuple vainqueur du Tour de France n'épargnait pas grand-monde. L'USADA est chargée d'enquêter sur le cas Armstrong, la Belgique pour Johan Bruyneel, l'Australie pour Matthew White, le Canada pour Michael Barry, la France pour John Lelangue (bien que de nationalité belge).
Armstrong, mécène de l'UCI
S'il a reconnu être parfois en manque de preuve, un autre évènement à éclaircir a apporté de l'eau à son moulin: le don que Lance Armstrong avait promis à l'UCI en 2002 pour le Centre mondial du cyclisme. Un conflit d'intérêt évident entre un coureur soupçonné de dopage et l'instance sensée enquêter. Le Texan a de plus mis trois ans à verser la somme promise.
"En 2002, peu de temps après l'inauguration du Centre mondial du cyclisme, Lance Armstrong et Johan Bruyneel ont visité les installations. Armstrong a été très impressionné et a offert 100.000 dollars pour le développement du cyclisme", a expliqué Pat McQuaid. "L'UCI a décidé d'utiliser cet argent à l'achat d'une machine (permettant d'analyser le sang). Trois ans plus tard, nous nous sommes rendu compte que l'argent n'avait pas été versé. Nous l'avons signalé à la société qui gère les fonds de Lance Armstrong et la situation a été régularisée", a-t-il ajouté.
Le président de l'UCI se refuse à reconnaître un quelconque conflit d'intérêt. "Il faut considérer le contexte de l'époque. En 2002, il n'y avait pas d'accusation de dopage contre Armstrong", souligne-t-il, oubliant que les premières rumeurs avaient déjà commencé à circuler sur l'Américain. Mais McQuaid a promis que l'UCI serait très prudente à l'avenir sur toute donation faite par un coureur en activité.
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