Ce n'est pas un grand chelem, mais pas loin. Vainqueur des trois premières étapes du Tour du Danemark, Ivan Basso a dû passer la main samedi matin, lors du quatrième acte. Une aubaine pour l'Italien Paride Grillo, de la Panaria, qui a bondi sur l'occasion lors du sprint massif concluant le court trajet entre Assens et Odense (90 km).
Il a bien fait d'en profiter, car l'après-midi, Basso a repris son rythme de croisière lors du contre-la-montre de Nyborg. Intouchable, le Varésan a confirmé ses énormes progrès dans l'effort solitaire. En un peu moins de 14 kilomètres, il a relégué son coéquipier Jens Voigt, pourtant redoutable dans ce type d'exercice, à 24 secondes. Kurt Asle Arvesen, troisième à 40 secondes, a complété le triomphe de la CSC sur ses terres.
Des écarts considérables
"Je suis vraiment très impressionné, confiait Bjarne Riis, manager de l'équipe CSC, après ce nouveau récital. Ivan a livré un des meilleurs chronos de sa carrière. Il prouve, une fois de plus, qu'il est en train de devenir un coureur de niveau mondial dans cet exercice. Il faut bien comprendre que battre Jens Voigt dans un contre-la-montre de cette distance constitue une énorme performance, surtout en creusant de tels écarts".
Au classement général, Ivan Basso n'a plus d'adversaire. Le dauphin de Lance Armstrong sur le Tour de France possède 2'28" d'avance sur Arvesen, et 2'51" sur Rory Sutherland, l'Australien de la Rabobank. Des écarts considérables sur une épreuve comme la boucle danoise où, généralement, la différence se fait à coups de secondes.
Basso n'aura donc pas perdu son temps au Danemark. Quatre victoires en quelques jours, et une cinquième (le classement final) en perspective dimanche, voilà qui va gentiment étoffer son palmarès 2005, déjà fort de ses deux étapes glanées sur le Giro. Après tout, l'Italien était traditionnellement plutôt avare de victoires. Lors des trois saisons précédentes, il n'avait épinglé qu'un seul succès, sur le Tour 2004, à la Mongie.
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