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Règlement de comptes
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Publié 02/10/2005 à 15:00 GMT+2
Une semaine après les Mondiaux de Madrid, le Championnat de Zurich fera office de session de rattrapage dimanche, pour les battus, ou les absents, de la course espagnole. A commencer par les Italiens, Paolo Bettini et Danilo Di Luca, lequel peut enlever d
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La fête est presque finie. Avant Paris-Tours et le Tour de Lombardie, qui clôturera le Pro Tour et, pour la majeure partie du peloton, la saison, le gratin a rendez-vous en Suisse pour le Championnat de Zurich. Une course que le nouveau champion du monde, Tom Boonen, suivra sans doute d'un oeil discret. Si le Belge est tout à sa joie, d'autres ruminent depuis le rendez-vous madrilène.
Parti sans dire un mot de peur que ses paroles n'atteignent ne serait-ce que le quart de ses pensées, Paolo Betttini l'a mauvaise. Il était sans doute le plus fort d'entre tous dans la capitale espagnole. Mais l'Italie avait préféré mettre ses oeufs dans le panier, percé, d'Alessandro Petacchi. A défaut d'arc-en-ciel, Bettini aimerait s'offrir à Zurich sa première classique de la saison.
Bettini est cerné
Pour beaucoup, le Toscan est le favori naturelle d'une épreuve qu'il a déjà enlevée en 2001, et dont le parcours lui sied parfaitement, avec la succession de petites bosses surplombant les eaux du lac de Zurich. Encore que ces difficultés ne soient pas toujours suffisantes pour opérer une sélection digne de ce nom. L'an passé, un groupe d'une trentaine d'unités, réglé par Juan Antonio Flecha, s'était ainsi présenté sur la ligne d'arrivée. Un scénario qui n'est pas sans rappeler celui du récent Mondial...
C'est dire si l'éventail des prétendants est large. Pour Bettini, les menaces seront multiples. Il sera cerné de toutes parts. Qui sait d'ailleurs si, en fonction des circonstances, elles ne viendront pas de son propre camp? Filippo Pozzato et Luca Paolini, ses coéquipiers chez Quick Step, avaient ainsi signé un doublé marquant en août à Hambourg, dans un contexte approchant. Méfiance, donc.
Flecha (Fassa Bortolo), toujours à l'aise sur ce type de tracé, peut légitimement rêver au doublé. Kim Kirchen, lui aussi membre de la troupe à Giancarlo Ferretti, pourrait avoir son mot à dire dans la foulée de sa victoire au Tour de Pologne. L'Espagnol Miguel Angel Martin Perdiguero et les francs-tireurs des formations Rabobank (Boogerd, Weening) et CSC (Piil, Basso, Voigt), complètent le camp des outsiders.
Geslin sur sa lancée?
Une liste assurément non exhaustive, à laquelle il est nécessaire d'ajouter le nom de Danilo Di Luca. Le leader du Pro Tour et de l'équipe Liquiga-Bianchi s'attachera avant tout à assurer définitivement sa position au sommet de la hiérarchie mondiale, tout en guettant une opportunité de jouer la gagne. Ce serait pour lui le scenario idéal, même si, inconsciemment, l'envie de jouer placé pourrait l'emporter.
Les Français se contenteraient volontiers, eux aussi, d'une place d'honneur. Une semaine après le bronze mondial d'Anthony Geslin, l'heure est plutôt à l'espoir. Auréolé de son nouveau statut, le Normand sera d'ailleurs sur le pont dimanche, et le souvenir de la troisième place de son pote Jérôme Pineau à Zurich lors de la dernière édition, offre une autre raison d'y croire.
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