"Une course spéciale"

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Jens Voigt est vraiment l'homme du Critérium International. Le vétéran allemand s'est imposé dans les Ardennes pour la troisième fois de sa carrière ce week-end. Une épreuve qui semble avoir été spécialement conçue pour lui, tant elle sied à ses capacités.

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Crédit: Eurosport

JENS VOIGT, vous êtes le premier depuis Sean Kelly à remporter trois fois le Critérium International. Cela a-t-il une valeur particulière à vos yeux?
Jens Voigt : Quand j'étais jeune, Sean Kelly était mon héros. Parce qu'il était présent du début à la fin de la saison et qu'il abordait chaque course avec l'intention de la gagner. Un peu comme Laurent Jalabert ou Erik Zabel plus tard. Partager ce record avec lui aujourd'hui, je trouve ça très agréable.
Vous aviez creusé un écart énorme dans la course de côtes. Vous avez dû passer une après-midi tranquille lors du chrono?
J.V. : Oui, je ne craignais pas grand-chose. Toutefois, j'avais vraiment les jambes vidées après mon effort du matin. Heureusement que j'avais ces 48 secondes de marge. Si je n'avais eu que dix secondes, je crois que le chrono aurait été très stressant. J'avais vraiment tout donné dans la course de côtes pour faire la différence.
Racontez-nous votre victoire de dimanche matin…
J.V. : J'avais décidé d'attaquer tôt et de prendre les devants, sinon je risquais de perdre le contact quand la bagarre commencerait vraiment. Nous avions encore Bobby Julich et Frank Schleck pour prendre éventuellement le relais. Les 25 derniers kilomètres, je les ai vécus comme un vrai contre-la-montre Vers la fin, j'ai senti que je serai assez fort pour aller jusqu'au bout.
Le Critérium comptait parmi vos objectifs du début de saison?
J.V. : Oui, parce que cette course est toujours spéciale pour moi. On dirait que le parcours a été spécialement conçu pour moi. Malheureusement, je n'ai pas les capacités pour gagner le Tour de France. En revanche, sur des courses de deux ou trois jours, je peux rivaliser. Je suis capable de me concentrer sur ce genre d'objectifs. Je ne peux pas sprinter comme Petacchi ou grimper comme Cunego. Alors je dois adapter mes objectifs à mes aptitudes. Sur des bosses de trois ou quatre kilomètres, je peux faire mal.
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