Dopage : Lance Armstrong avoue s'être dopé selon USA Today

Armstrong : les aveux et la contre-attaque
Par Eurosport

Mis à jourLe 15/01/2013 à 09:45

Publiéle 15/01/2013 à 06:02

Mis à jourLe 15/01/2013 à 09:45

Publiéle 15/01/2013 à 06:02

Article de Eurosport

Selon les médias américains, Lance Armstrong a avoué s'être dopé en enregistrant l'émission qui sera diffusée jeudi. Avec un plan en tête pour amortir sa chute.

Même si les conséquences de ces aveux pourraient être lourdes, Lance Armstrong, aujourd'hui âgé de 41 ans, n'a pas perdu sa combativité. Selon l'un des concurrents d'USA Today, le New York Times, l'ex-patron du peloton pense pouvoir amortir sa chute en prouvant que ses pratiques étaient connues et couvertes par les instances dirigeant le cyclisme mondial. "Armstrong a prévu de témoigner contre plusieurs personnages puissants du cyclisme mondial, qui étaient au courant de ses pratiques et ont même pu les faciliter, écrit mardi le journal américain. Armstrong va témoigner contre l'UCI sur son implication dans le dopage dans le cyclisme mondial." En revanche, toujours selon le New York Times, Armstrong n'a pas prévu de témoigner contre d'autre coureur.

Par ailleurs, l'ex-septuple vainqueur du Tour discute avec l'USADA, l'agence qui a précipité sa chute, sur la possibilité d'un "debrief complet". Armstrong et ses conseils réserveraient leur réponse, espérant qu'un tel déballage soit susceptible de déboucher sur des réductions de peine. L'USADA attendrait d'Armstrong qu'il "réponde à toutes les questions, se prononce sur les rapports et relevés d'écoutes téléphoniques, tests d'analyse, tout" a confié une source anonyme au journal américain. Si Armstrong ne récupérera aucun de ses titres, il pourrait attendre de l'agence antidopage un assouplissement de son interdiction à vie de pratiquer le sport en compétition.

Le risque de condamnation pour parjure

Le Texan de 41 ans a été déchu de ses sept titres au Tour de France (1999-2005) et radié à vie après la publication d'un dossier de l'Agence américaine antidopage l'accusant d'avoir contribué à la mise en place du "programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport" au sein de l'équipe US Postal. Depuis les sanctions de la justice sportive, Armstrong a perdu la plupart de ses sponsors et a dû couper les ponts avec Livestrong, la Fondation de lutte contre le cancer qu'il avait créée en 1997 après avoir vaincu la maladie.

Les aveux de celui qui fut pendant sept ans l'impitoyable patron du peloton du Tour de France pourraient avoir de nombreuses ramifications juridiques. Outre l'argent de ses primes de victoire qu'il pourrait devoir rendre, il s'expose à des poursuites pénales qui pourraient le conduire en prison, selon certains juristes. "Le pire qui puisse lui arriver est qu'il soit reconnu coupable de parjure", explique le professeur de droit Michael McCann. L'ancienne athlète Marion Jones, qui avait avoué s'être dopée devant Oprah Winfrey en 2008, avait passé six mois en prison pour avoir menti aux enquêteurs. Et si ces aveux allaient plus loin, Armstrong pourrait être poursuivi pour d'autres motifs. La Fondation Lance Armstrong a levé plus de 500 millions de dollars pour la lutte contre le cancer depuis sa création en 1997. Mais après les révélations de l'automne dernier, l'ancien champion a quitté mi-novembre le conseil d'administration de sa fondation.

Après de longues années de longues et viriles dénégations, Armstrong avait eu ces propos, cet été, pour expliquer qu'il n'allait pas contester les révélations de l'Usada. "Il arrive un moment dans la vie d'un homme où il faut dire: Trop c'est trop". La seule déclaration publique, à ce jour, dans laquelle Armstrong a opposé autre chose à ses contradicteurs qu'une affirmation de sa probité. Tout pourrait changer jeudi.

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