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Garzelli, retour gagnant
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Publié 24/04/2003 à 22:15 GMT+2
Exclu du Giro comme un malpropre en mai, suspendu pour neuf mois pour dopage en août, Stefano Garzelli a vécu une sale année 2002. Jeudi, l'Italien effectuait son grand retour à la compétition, sur le Tour du Trentin. Une rentrée fracassante puisque Garze
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Plus fort que Jan Ullrich! L'Allemand, qui s'est imposé lundi dans le Tour de Cologne pour sa neuvième sortie depuis son retour (il a participé au Circuit de la Sarthe et au Tour d'Aragon), a été battu jeudi. Absent des pelotons depuis neuf mois, Stefano Garzelli vient tout juste de purger sa suspension pour dopage. Et l'Italien n'aura eu besoin que d'une course pour renouer avec la victoire! Le vainqueur du Giro 2000 a remporté la première étape du Tour du Trentin en devançant Gilberto Simoni, un autre ex-banni.
Garzelli n'avait plus couru depuis exactement 338 jours, soit depuis le 21 mai dernier, date à laquelle il avait été viré du Tour d'Italie à Caserte après un contrôle positif aux diurétiques. Manifestement, le manque de compétition ne lui a pas été préjudiciable. Le coureur de Varése s'est échappé à environ trente kilomètres de l'arrivée à Moena en compagnie du Slovène Tadej Valjavec, du Lituanien Marius Sabaliauskas et donc de Simoni.
Il plaide non-coupable
Prenant rapidement plus d'une minute de marge sur le peloton, le quatuor s'est ensuite disputé la victoire d'étape. Chacun tentait alors sa chance à tour de rôle dans le final, mais c'est bien Garzelli qui plaçait l'accélération décisive pour devancer sur la ligne Gilberto Simoni de quatre secondes. "Je savoure ce succès car j'ai eu cette année des malheurs qu'il est difficile de décrire. Le Tour du Trentin est une excellente préparation pour le Giro qui reste mon objectif prioritaire", a commenté l'Italien.
Ce retour fracassant, surtout si près du Giro, ne manquera pas d'alimenter les discussions entourant un coureur controversé. Pourtant, Garzelli est persuadé de n'avoir rien à se reprocher. Dans une interview accordée au journal DataSport mardi, il plaidait encore non-coupable. "Je crois toujours que je suis innocent, car je n'ai pris aucune substance de manière volontaire" , adoptant ainsi un système de défense désormais bien connu à défaut d'être convaincant.
L'ancien coureur de la Mapei (il est aujourd'hui chez Sidermec) a ensuite déplacé son analyse sur un autre terrain, celui de l'inégalité entre les cyclistes et d'autres sportifs. "Nous nous soumettons à des contrôles tous les jours. Si quelqu'un vient dans notre chambre à six heures du matin, je dois être prêt à faire une prise de sang. Et si je veux partir quatre jours avec ma copine, je dois encore rester à leur disposition. Dans quels autres sports voit-on ça?", s'insurge-t-il, non sans raisons d'ailleurs. Mais jeudi soir, il était bien loin de tout ça.
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