"On a encore rien vu. On en saura plus demain", Danilo Di Luca avait tout dit mardi soir après sa victoire d'étape à San Martino di Castrozza. Cette première approche de la montagne n'a pas accouché d'une souris, mais pas loin. Les favoris n'ont pas voulu se dévoiler hier, sans doute parce que le terrain de jeu n'était pas tout à fait assez exigeant. Sans doute, aussi, parce qu'il y avait en perspective cette 5e étape et l'arrivée au sommet de l'Alpe di Siusi. Un final beaucoup plus dur que la veille, qui devrait dégager de manière plus conséquente le classement général.
Une véritable montagne russe que cette courte étape (125 km) qui promet d'être rythmée et nerveuse. Le profil, digne d'un gigantesque half-pipe, donne le vertige: un départ en altitude, depuis San Martino di Castrozza pour monter à 2000m au Passo Rolle. Ensuite, c'est parti pour un grand toboggan de 60 bornes vers la vallée du Sud-Tyrol via Bolzano, sur les routes d'entraînement de Gibo Simoni. Rapidement, le pied de l'Alpe di Siusi sera atteint. Tout se réglera donc sur cette ultime montée interminable de 25 kilomètres en deux paliers. Un premier de 7 kilomètres à environ 7%, avant un long replat. Puis la route remonte sur les 10 derniers kilomètres, les plus durs, à 8,2% de moyenne. Plus on se rapproche du sommet, plus la pente est raide. Sur cette dernière portion, il sera donc possible de creuser de vrais écarts.
Simoni à l'attaque?
Lorsque le peloton s'élancera peu avant 14h, les 20 premiers du général se tiendront en 1'20". Il y a fort à parier que ce ne sera plus le cas au soir. "Il y aura des écarts, prévient Di Luca. Ce ne sera pas comme dans la montée d'aujourd'hui (NDLR: de mardi) où tous les meilleurs étaient là. " Certains doivent donc s'attendre à lâcher du lest. Cinq jours seulement après le départ, le Giro ne se gagnera pas ici, mais beaucoup l'auront déjà perdu. Qui semble le plus en danger? Lance Armstrong, peut-être. L'Américain occupe encore une flatteuse 6e place ce matin, mais il a affiché ses limites hier. Sur un terrain plus rude, il risque de souffrir. La concurrence ne se privera pas de l'éliminer de la course au maillot rose si elle en a l'occasion.
Les grimpeurs, eux, devraient se régaler. Ivan Basso, très serein sur les premières pentes de ce Giro, espère frapper un grand coup. "J'ai eu de très bonnes sensations et l'équipe est forte", assure le vainqueur de l'édition 2006. Gilberto Simoni, qui passera en milieu d'étape sur ses terres, au coeur du Trentin, est resté trop sage mardi pour ne pas tenter quelque chose vers l'Alpe di Siusi. "Simoni sera là, c'est sûr", estime Danilo Di Luca. C'est un des trois favoris pour le podium final." Thomas Lövkvist va, lui, tout faire pour ne pas être qu'un intérimaire du maillot rose. Mais le Suédois, pourtant bien entouré chez Columbia, apparait comme un leader en sursis ce matin...
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AFP






















l'ekipe columbia, protegera lance, elle s'est débarassée de contador le tenant du titreLe 13/05/2009 à 15:21
Le but d'Armstrong n'est pas de gagner le Giro mais de se préparer au Tour de France et donc de s'entrainer !
Vous vous attendiez à quoi ? Il revient de blessures et de 3 ans sans compétition.
France = Jaloux ! Voilà tout !Le 13/05/2009 à 13:28
Basso remporte l'etape devant Di luca et Simoni.Le 13/05/2009 à 13:05
le derniere ascencion a l air terrible !
l enfer quoi!
allez scarponi fait quelque chose de grand!Le 13/05/2009 à 12:43