Accrochez-vous, la fusée Columbia a quitté la rampe de lancement et personne ne semble être en mesure de l'arrêter. Au lendemain de la victoire d'Edvald Boasson Hagen, Kanstantsin Siutsou a offert un troisième succès à la formation américaine, qui s'était imposée lors du contre-la-montre en ouverture de cette 92e édition du Tour d'Italie. Parti à 15km de l'arrivée, le Bélarusse (26 ans) a triomphé en solitaire à Bergame pour glaner le plus beau succès de sa jeune carrière chez les professionnels.
Troisième de l'étape, Danilo Di Luca a conforté son maillot rose. Les huit secondes de bonifications prises sur la ligne permettent au leader de la LPR d'en posséder 13 d'avance, à présent, sur le Suédois Thomas Lövkvist et 44 sur l'Australien Michael Rogers (Columbia), qui aurait pu revenir à moins d'une demi-minute (0"28) de l'Italien au général, si ce dernier ne l'avait pas battu d'un boyau lors du sprint final. Si Di Luca s'est offert le droit de passer une nouvelle journée en rose, le vainqueur du Giro 2007 a surtout fait preuve d'une grande sérénité lorsque tout s'est emballé en fin d'étape.
Di Luca ne panique pas
Sous l'impulsion de Damiano Cunego (Lampre), Stefano Garzelli (Acque e Sapone), Franco Pellizotti (Liquigas), mais surtout de ses rivaux au général, Levi Leipheimer (Astana) et Michael Rogers (Columbia), un groupe de huit coureurs a tenté de faire la différence au pied de la dernière difficulté du jour, le col del Gallo. Au sommet de celui-ci, les fuyards ont basculé en tête avec 54 secondes d'avance sur le groupe maillot rose. Mais, dans la descente, l'équipe LPR ne s'est pas emballée et a temporisé avant de lancer la poursuite. Sans paniquer, Di Luca a d'abord décidé de n'envoyer qu'un seul homme, Gabriele Bosisio, pour rouler. De nouveau présent au sein du peloton, le reste de son équipe a ensuite oeuvré pour combler l'écart.
Avec l'aide des formations Cervelo, Rabobank et Serramenti, la jonction s'est faite à 16 km de l'arrivée. C'est peu après que Kanstantsin Siutsou a décidé de prendre sa chance. Un coup payant pour le champion du monde espoirs 2004 et vainqueur du Tour de Géorgie la saison dernière, qui s'est imposé devant son talentueux coéquipier, le Norvégien Edvald Boasson Hagen, deuxième jeudi en Autriche et vainqueur vendredi à Chiavenna.
Cette 8e étape a également été marquée par une première longue échappée de dix hommes mais surtout par la terrible chute de Pedro Horillo. Le coureur de la Rabobank, qui a basculé par-dessus un parapet dans la descente du Culmine San Pietro après 70km de course, a été évacué par hélicoptère après avoir dévalé une soixantaine de mètres à travers la végétation. Horillo (34 ans) souffre d'un grave traumatisme crânien, un pneumo-thorax et une jambe cassée. Sa chute n'est pas sans rappeler celle de son compatriote Oscar Pereiro Sio, lors du dernier Tour de France. L'été dernier, l'ancien vainqueur de la Grande Boucle avait abandonné dans les mêmes conditions dramatiques. Dimanche, ce sont 165km de plat qui attendent le peloton. Battu au sprint par Alessandro Petacchi (LPR) en début de semaine, Mark Cavendish voudra, à coup sûr, prendre sa revanche. Histoire aussi d'offrir un troisième succès de rang à son équipe...
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AFP























Une chute qui me fait penser à celle de Marian Hary, il y a quelques années.Le 16/05/2009 à 20:15
hier pas de com mais il parait étape dur kan meme et aujourdhui un peu lu les résumé a été agité c bien au moin on sennuie pas ^^
tres bon coureur ce siustou je lavais prédit dans les 15 premiers peut etre pas mais a de tres bonne qualité pour bientot ^^Le 16/05/2009 à 18:39