Eurosport
Le Mével a rendez-vous
Par
Publié 12/05/2011 à 19:14 GMT+2
Intenable depuis le début du Giro, Christophe Le Mével (Garmin-Cervélo) est parfaitement placé au général, à 5" de Peter Weening. La première arrivée au sommet ce vendredi peut lui permettre de prendre les commandes du général d'autant qu'il compte sur une équipe qui lui est désormais dévouée.
Eurosport
Crédit: Eurosport
Omniprésent. Sur le plat, les Strade Bianche ou la journée casse-pattes de jeudi. Hormis le contre-la-montre par équipes et l'étape neutralisée en la mémoire de Wouter Weylandt, Christophe Le Mével a terminé, chaque jour, dans le top 20. Mieux, à trois reprises, il s'est classé dans le top 10 et deux fois dans le top 5. Une telle régularité se traduit fatalement au général où le Français ne pointe qu'à 5 secondes de Pieter Weening (Rabobank).
Lundi, c'est en dynamiteur qu'il grappille 21 secondes sur le reste du peloton dans la Madonna delle Grazie. Depuis, il se fait plus discret, au chaud, parmi les favoris. "Si j'arrive à prendre le maillot rose à Orvieto, ce serait super. Je crois que David peut être performant sur les Strade Bianche", déclarait-il à Cyclingnews mercredi matin.
Depuis, Millar a pris un éclat rédhibitoire (+2'30") et toutes les ambitions de Garmin-Cervélo ne reposent plus que sur ses épaules. Tout le Team américain est derrière son leader. Le Mével a même reçu le soutien inconditionnel de Millar, himself : "Il réalise une course fantastique. Il fait ce qu'il a dit qu'il ferait. Nous sommes à 100% derrière lui et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour l'aider."
Une première depuis 12 ans ?
Mercredi, quatrième, il rate les bonifications et le maillot rose pour une poignée de mètres. Jeudi, rebelote, il termine septième. Vendredi, le terrain lui sera davantage favorable. Ce rendez-vous là, il ne faudra pas le rater. Une arrivée au sommet, la première de ce Giro, qui sert ses desseins à merveille. La montée du Montevergine (20 kilomètres à 5% de moyenne) semble à la fois trop tendre pour une explication entre leaders et trop corsée pour permettre à Weening de conserver son leadership.
Entre les deux, le Breton se frotte déjà les mains. "J'aurais une nouvelle chance de prendre le maillot rose vendredi", déclare-t-il. Dixième de la Grande Boucle en 2009, l'ancien de la FDJ n'a pas fait du Tour de France un objectif majeur cette saison. Son rendez-vous transalpin est d'autant plus crucial. Sa neuvième place sur la Flèche Wallonne avait laissé entrevoir sa condition ascendante. En Italie, il est arrivé au sommet de son pic de forme. Ce Giro doit lui permettre de s'imposer comme l'atout numéro 1 de Garmin-Cervélo en l'absence de Christian Vandevelde ou Ryder Hesjedal et de concrétiser sa grosse préparation. Un Français en rose sur le Giro, ce n'est plus arrivé depuis Laurent Jalabert. Il y a douze ans. Une parenthèse interminable que pourrait bien clore Le Mével ce vendredi.
Publicité
Publicité