Giro : Le Galibier, et plus encore

Giro : Le Galibier, et plus encore
Par Eurosport

Le 30/09/2012 à 15:28Mis à jour Le 30/09/2012 à 16:37

Sommet attendu de la 96e édition du Giro, au printemps 2013, le Galibier partagera la vedette avec d'autres hauts lieux du cyclisme italien : Stelvio, Gavia, Tre Cime di Lavaredo...

Quelques nouveautés, comme toujours, et surtout de grands classiques. Au lendemain du Tour de Lombardie, les organisateurs du Giro ont présenté à Milan le parcours de la prochaine édition, la 96e. Le peloton s'élancera de Naples (une première depuis 50 ans) le 4 mai pour arriver à Brescia trois semaines plus tard, après 3 400 km de course. Si la montagne sera présente, avec quelques cols parmi les plus hauts lieux de l'histoire du cyclisme italien et mondial, les organisateurs ont redonné une place importante au contre-la-montre, dans l'espoir de séduire les meilleurs coureurs par étapes du moment. Venu assister à la présentation de l'épreuve, l'ancien vainqueur Alberto Contador (2008) a pu apprécier. Tout comme Vincenzo Nibali, pas encore parvenu à accrocher l'épreuve à son palmarès.

Egalement présent, Mark Cavendish a eu moins l'occasion de se réjouir, les organisateurs ayant choisi de muscler au moins le final des étapes qui ne sont pas appelées à faire la décision au classement général. Le Britannique a pris l'habitude de faire chauffer la machine sur les routes italiennes ; cette année encore, cela signifiera se mesurer à des cols parmi les plus difficiles d'Europe. Et ce très rapidement, avec le Croce Ferrata dès la 4e étape (12,7 km à 5,5%) et l'Altopiano del Montasio (10,4 km à 8,1%) une semaine plus tard, même si les plus gros morceaux ont été réservés pour la dernière ligne droite.

Des chronos pour Wiggins

Déjà dévoilée, l'étape du Galibier, avec l'ascension du Télégraphe en préambule, marquera un nouveau pic le dernier dimanche avant l'arrivée à Brescia. Mais les organisateurs ont trouvé plus haut, plus fort, pour un final dantesque sur les ascensions mythiques du Giro. La Cima Coppi, qui désigne le point de passage le plus élevé du Tour d'Italie, revient aux Tre Cime di Lavaredo (2758 m d'altitude), où sera jugée l'arrivée de l'avant-dernière étape. Eddy Merckx lui-même y avait éprouvé les plus grandes difficultés en 1974, après y avoir connu la gloire quelques années plus tôt. Cette même étape verra les coureurs affronter d'autres grands sommets italiens avec l'enchaînement du San Pellegrino et du passo Giau.

Un véritable festin pour grimpeurs, au terme d'un enchaînement de trois étapes de haute montagne, par delà l'ascension de Polsa (19,4 km à 5,2% en contre-la-montre), le Gavia (16,5 km à 8%), le Stelvio (21,7 km à 7,2%) et le Val Martello (22,3 km à 6,4%). De quoi attirer l'attention d'Alberto Contador ou Joaquim Rodriguez, qui ont déclaré attendre le profil des trois grands tours pour déterminer leur programme en 2013. Et Bradley Wiggins ? Alors que l'entourage du vainqueur du Tour de France, envisage de se concentrer sur le Giro et la Vuelta l'an prochain, le Britannique pourra se réjouir des rendez-vous contre-la-montre présents sur l'épreuve italienne. En solitaire, mais aussi par équipes, où la force de frappe des Sky pourrait faire parler la poudre dès le deuxième jour de course.

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