Mc Ewen en costaud

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Robbie McEwen s'impose au sprint lors de la 2e étape du Tour d'Italie. Danilo di Luca endosse le maillot de leader du général. L'étape a été marquée par la longue échappée de cinq hommes et une chute collective survenue dans le dernier kilomètre. Un coure

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Encore une fois, Petacchi avait les armes pour s'imposer grâce à son train bleu menant un train d'enfer dans les tous derniers kilomètres de l'étape du jour et encore une fois, il a cédé face à la vélocité du rusé McEwen. Une nouvelle déception pour celui qui avait à c&oeligur de chasser de son esprit les désillusions de l'an passé, où il avait abandonné le Giro sur chute, ou encore le regret de sa défaite sur Milan-San Remo contre un autre sprinter Oscar Freire. Aujourd'hui, l'étape proposait un profil favorable aux attaquants et un final très vallonné.
Il n'en fallait pas plus pour inciter cinq hommes à prendre la poudre d'escampette au kilomètre 9: parmi eux, deux Français: Arnaud Labbe (Bouygues Télécom) et Frédéric Bessy (Cofidis). Une bonne nouvelle pour une armada tricolore réduite à sa plus simple expression avec seulement 30 coureurs. En leur compagnie, Masciarelli (Acqua e Sapone), Facci (Quickstep) et Brutt (Tinkoff) mettaient du c&oeligur à l'ouvrage pour passer un maximum de bornes à l'avant. L'écart atteignait ainsi un maximum de 5'24" au moment de quitter la côte nord de la Sardaigne. Un écart bien insuffisant pour une première étape en ligne aussi longue.
Dès lors, la suite de l'aventure se compliquait pour les fuyards qui n'arrivaient plus à gonfler leur avantage. Les Liquigas du maillot rose Gasparotto imprimaient le tempo et ne laissaient pas filer le quintet de tête qui se retrouvait au pied de la seule difficulté de la journée avec moins de quatre minutes d'avance sur le peloton. Tour à tour, Labbe puis Masciarelli, au sommet de la côte de deuxième catégorie, cédaient sous les banderilles de l'homme fort du jour, le Russe Pavel Brutt. Le vainqueur du Grand Prix de Chiasso, cette saison, finissait par se débarrasser des derniers rescapés que furent Bessy et Facci dans l'une des côtes placées dans les trente derniers kilomètres du parcours.
Une chute qui fait des dégâts
Encore en tête à l'amorce du circuit autour de la ville d'arrivée, Brutt était avalé par une accélération d'Emanuele Sella (Ceramica Panaria) dans l'ultime côte de l'étape. Le puncheur de la Ceramica Panaria, vainqueur d'étape il y a trois ans, faisait l'effort mais voyait Lastras le reprendre et plonger vers Bosa. L'Espagnol de la Caisse d'Epargne, à bloc dans la descente, finissait lui aussi par rendre les armes devant le retour de la locomotive Milram. Le sprint massif était imminent quand une chutait survenait au milieu du peloton envoyant plusieurs hommes à terrer et scindant le peloton en deux parties.
De son côté, le "Jet", emmené sur un fauteuil par son poisson-pilote Ongarato, décollait dans la dernière ligne droite mais coinçait dans les cinquante derniers mètres et se faisait souffler la victoire par le triple vainqueur d'étape du dernier Tour de France Robbie McEwen alors que Bettini était trop court pour reprendre l'Australien et se contentait de la deuxième place. Derrière, c'était l'hécatombe suite à la chute collective. Le coéquipier du champion du monde Andrea Tonti était le plus touché et devait être immédiatement transporté en ambulance vers un hôpital de la région.
Un coup dur pour celui qui devait emmener le sprint de son leader. En revanche, l'heure était plutôt à la satisfaction pour Danilo di Luca qui endossait, pour la première fois depuis son incroyable Giro 2005, le maillot rose de leader du général au détriment de son partenaire Enrico Gasparotto qui l'avait pris hier dans des conditions assez particulières. Dès demain, les coureurs retrouveront un terrain moins exigeant en direction de la capitale sarde Cagliari pour une boucle de 181 kilomètres.
LA DECLA: Robbie McEwen (Predictor-Lotto), vainqueur de l'étape:
"L'étape était difficile pour les sprinteurs. Je m'attendais à ce que ce soit ardu. Heureusement, Cioni a fait un gros travail pour l'équipe. La première, c'est la plus difficile à obtenir. J'avais dit que je venais sur le Giro pour gagner au moins une étape. C'est fait et je suis satisfait. Dans le sprint, je savais que Bettini était dans ma roue mais j'étais confiant."
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