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Mondiaux - Course en ligne hommes : A Doha, il faudra surveiller de tous les côtés

A Doha, des champions du monde potentiels de tous les côtés

Le 15/10/2016 à 23:55Mis à jour Le 16/10/2016 à 08:54

Pour la première fois depuis des années, ils sont nombreux à espérer décrocher le maillot arc-en-ciel ce dimanche à Doha. De Sagan à Van Avermaet en passant par Démare ou Bouhanni, revue d'effectif des principaux candidats au titre mondial.

5 étoiles : Sagan et Greipel

4 étoiles : Cavendish, Gaviria et Kristoff

3 étoiles : Démare et Groenewegen

2 étoiles : Boonen, Bouhanni, Boasson Hagen et Ewan

1 étoile : Matthews, Van Avermaet, Degenkolb, NIzzolo et Kittel

Peter Sagan (26ans, Slovaquie)

Son passé avec les Mondiaux : 12e en 2011, 14e en 2012e, 6e en 2013, 43e en 2014, médaille d’or en 2015.

Pourquoi il peut gagner : Parce qu’on parle de Sagan. Parce qu’il peut gagner pratiquement partout. Il n’est pas forcément le sprinteur le plus rapide du monde, mais il a montré sur le Tour que ça ne l’empêchait pas de battre les meilleurs. Excellent sur les classiques, il a l’habitude des longues courses et la chaleur ne l’a jamais perturbé (habitué à courir à Oman). De plus, le faux-plat dans les deux cents derniers mètres l’avantage clairement sur certains sprinteurs.

Son équipe : Michal Kolar et Juraj Sagan.

Richmond 2015, Peter Sagan (AFP)

Richmond 2015, Peter Sagan (AFP)AFP

André Greipel (34 ans, Allemagne)

Son passé avec les Mondiaux : Ab en 2008, 2009 et 2014, 43e en 2010, médaille de bronze en 2011 et 105e en 2015.

Pourquoi il peut gagner : Quand on pense sprint, on pense forcément aux Champs-Elysées. Et Greipel a devancé tout le monde cette année lors de la dernière étape du Tour de France. Une de ses dix victoires de la saison. Avec John Degenkolb, habitué à lancer Kittel du temps de leur cohabitation à la Giant, le sprinteur de la Lotto-Soudal pourra sans doute compter sur le meilleur poisson-pilote présent à ces Mondiaux. Avec sa puissance, l’expérimenté Allemand a largement les cartes pour offrir 1er maillot arc-en-ciel à l’Allemagne depuis… 1966 (!) et Rudi Aldig.

Son équipe : John Degenkolb, Marcel Kittel, Tony Martin, Jasha Sütterlin et Nils Politt.

Fernando Gaviria (22 ans, Colombie)

Son passé avec les Mondiaux : Aucun.

Pourquoi il peut gagner : Parce que c’est un des hommes en forme du peloton et qu’il semble capable de tout. Vainqueur au sprint sur le Tour de Pologne (2 étapes) et sur la Classic Impanis-Van Petegem, le Colombien a ensuite surpris tout son monde sur Paris-Tours, en sortant en spécialiste de la piste à 800m de l‘arrivée pour s’offrir la plus belle victoire de sa carrière devant les Cavendish, Démare, Bouhanni. Il a déjà montré sur Milan-San Remo (chute alors qu’il jouait la gagne) que les longues distances ne lui posaient pas de problèmes. Qu’en sera-t-il de la chaleur ?

Son équipe : Carlos Alzate Escobar, Edwin Avila, Alberto Mendoza, Brayan Ramirez, Rigoberto Uran et Walter Vargas.

Fernando Gaviria (Etixx Quick Step), vainqueur de Paris-Tours

Fernando Gaviria (Etixx Quick Step), vainqueur de Paris-ToursAFP

Mark Cavendish (31 ans, Grande-Bretagne)

Son passé avec les Mondiaux : Ab en 2007, 2010, 2012 et 2013 et médaille d’or en 2011.

Pourquoi il peut gagner : Quand on gagne quatre des six premiers sprints massifs sur le Tour de France, on ne peut que viser le titre mondial sur un circuit aussi peu sélectif que Doha. Déjà sacré en 2011, lors du dernier Mondial favorable aux sprinteurs à Copenhague, le Britannique pourra compter sur une équipe monstrueuse. Et il aura l’avantage de bien connaître les lieux, lui qui a remporté à deux reprises le Tour au Qatar, et notamment en février dernier.

Son équipe : Stephen Cummings, Daniel McLay, Luke Rowe, Ian Stannard, Ben Swift, Geraint Thomas et Scott Thwaites.

Aleksander Kristoff (28 ans, Norvège)

Son passé avec les Mondiaux : 69e en 2010, 8e en 2014 et 4e en 2015.

Pourquoi il peut gagner : Parce que c’est lui qui s’était imposé en février sur la 1re étape du Tour du Qatar qui faisait office de "test event". Le Norvégien, redevenu un des tous meilleurs sprinteurs après une année 2015 compliquée, n’a certes pas eu de réussite dans les grands rendez-vous mais il pourra ce dimanche compter sur une équipe de Norvège au complet pour la deuxième fois de son histoire après 2009. Et le Qatar lui réussit, lui qui s’y est déjà imposé à six reprises dans sa carrière.

Son équipe : Edvald Boasson Hagen, Vegard Breen, Sven Erik Bystrom, Sondre Holst Enger, Daniel Hoelgaard, Truls Korsaeth, Vegard Stake Laengen et Kristoffer Skjerping.

Norwegian cyclist Alexander Kristoff from Team Katusha reacts after passing the finish line to win the 213,5 km first stage of the Arctic Race of Norway

Norwegian cyclist Alexander Kristoff from Team Katusha reacts after passing the finish line to win the 213,5 km first stage of the Arctic Race of NorwayAFP

Arnaud Démare (26 ans, France)

Son passé avec les Mondiaux : 38e en 2015.

Pourquoi il peut gagner : Parce qu’il a indiscutablement franchi un cap en mars, en remportant Milan-San Remo. En spécialiste des classiques, les longues distances ne l’effrayent pas, loin de là. Moins rapide que certains sprinteurs, il sait que sa capacité à aller vite au bout de l’effort est son meilleur atout. Présent avec sa garde-rapprochée, comme l’est aussi Bouhanni, Arnaud Démare vient de prendre une place dans le top 5 de ses trois derniers sprints massifs. Et si la deuxième médaille française de ces Mondiaux venait de lui ?

Son équipe : William Bonnet, Nacer Bouhanni, Christophe Laporte, Cyril Lemoine, Yoann Offredo, Adrien Petit, Marc Sarreau et Geoffrey Soupe.

Dylan Groenewegen (23 ans, Pays-Bas)

Son passé avec les Mondiaux : Aucun.

Pourquoi il peut gagner : Parce qu’il n’a peur de personne après la saison qu’il vient d’accomplir. Il a battu tous les favoris au titre mondial en 2016, que ce soit à l’occasion de l’Eneco Tour, du Rund um Köln ou encore du Tour de Yorkshire. Carte maitresse des Pays-Bas en cas d’arrivée, en grande forme (4 succès depuis août), le sprinteur de la Lotto NL-Jumbo arrive en pleine forme et il avait montré à Limoges (4e) sur le Tour qu’un faux-plat montant final n’était pas pour lui déplaire.

Son équipe : Koen De Kort, Tom Dumoulin, Sebastian Langeveld, Tom Leezer, Niki Terpstra, Dylan Van Baarle, Jos Van Emden et Danny Van Poppel.

Dylan Groenewegen

Dylan GroenewegenPanoramic

Tom Boonen, Nacer Bouhanni, Edvald Boasson Hagen et Caleb Ewan

Leur passé avec les Mondiaux : Médaille d’or en 2005 pour Boonen, médaille d’argent en 2012 pour Boasson Hagen, 10e en 2014 pour Bouhanni et aucun pour Ewan

Pourquoi ils peuvent en rêver : Spécialiste du Tour du Qatar qu’il a déjà remporté à 4 reprises dans sa carrière (+ 22 étapes !), Tom Boonen connaît parfaitement les lieux. La chaleur l’a toujours inspiré et, en plus, il retrouve des jambes (Ride London devant Matthews et Brussels Classic devant Démare). Un bilan également valable pour Boasson Hagen, qui a brillé au Qatar en début d’année. Son succès sur la dernière étape de l’Eneco Tour lui permet d’aborder ces Mondiaux avec confiance.

Un constat pas forcément valable pour Bouhanni, souvent placé mais rarement gagnant depuis début septembre (6 tops 7). Mais, dans un bon jour, le Vosgien peut battre tout le monde. Considéré comme la pépite du sprint australien, Caleb Ewan est passé au travers sur Paris-Tours. Mais le sprinteur d’Orica-BikeExchange aime ces parcours sinueux et ces sprints en faux-plats.

2010 Milan Sanremo Tom Boonen

2010 Milan Sanremo Tom BoonenAFP

Michael Matthews, Greg Van Avermaet, John Degenkolb, Giacomo Nizzolo et Marcel Kittel

Leur passé avec les Mondiaux : Médaille d’argent en 2015 pour Matthews, 5e en 2010 et 2014 pour Van Avermaet, 4e en 2012 pour Degenkolb, 18e en 2015 pour Nizzolo et 176e en 2011 pour Kittel.

Pourquoi ils peuvent en rêver : Malgré la présence dans leur équipe d’un leader supposé, Michael Matthews (Australie), John Degenkolb et Marcel Kittel (Allemagne) font partie du gratin mondial du sprint. Par conséquent, leurs ambitions sont légitimes même si certains (à l’image de Degnkolb) a concédé qu’il se mettrait au service et ne jouerait pas sa carte personnelle. Si le cas de figure de force collective vaut également pour Greg Van Avermaet, lui n'est pas (ou plus) un sprinteur. Le champion olympique se devra de passer à l’attaque car, s'il a déjà battu Sagan en 2016 (Tirreno-Adriatico par exemple), le Belge n’a pas la pointe de vitesse pour remporter un sprint massif.

Cette pointe de vitesse, Giacomo Nizzolo l'a. Mais, depuis son passage chez les pros, l’Italien n’a jamais semblé en mesure de battre les tous meilleurs. Sauf que, cette fois, le sprinteur de la Trek-Segafredo s’avance avec des succès devant Fernando Gaviria (Giro del Piemonte) ou encore Mark Cavendish (Tour de Croatie). De quoi donner la confiance nécessaire pour un sacre mondial ? Ce serait une sacré surprise. Mais ce Mondial semble plus ouvert que jamais…

Australia's Michael Matthews (L) celebrates as he crosses the finish line ahead (From 2nd L) France's Samuel Dumoulin, Slovakia's Peter Sagan, Belgium's Greg Van Avermaet and France's Tony Gallopin at the end og the 197 km tenth stage of the 103rd edition

Australia's Michael Matthews (L) celebrates as he crosses the finish line ahead (From 2nd L) France's Samuel Dumoulin, Slovakia's Peter Sagan, Belgium's Greg Van Avermaet and France's Tony Gallopin at the end og the 197 km tenth stage of the 103rd editionAFP

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