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Sagan : "Pour gagner, il faut plusieurs éléments dont la chance"

Sagan : "Pour gagner, il faut plusieurs éléments dont la chance"
Par AFP

Le 16/10/2016 à 18:15Mis à jour Le 16/10/2016 à 18:18

Le Slovaque Peter Sagan, qui a conservé son titre mondial, estime avoir bénéficié d'un peu de "chance" lors d'un sprint final qui avait un "côté loterie" et qu'il a remporté devant le Britannique Mark Cavendish, dimanche à Doha.

Avez-vous été surpris par ce sprint ?

P.S. : J'ai d'abord été content de me retrouver avec les Belges et les Italiens devant, c'était une première victoire. J'ai pensé que les Belges attaqueraient car ils étaient plusieurs devant, les Norvégiens aussi. C'est un peu étrange mais je pense que tout le monde a souffert de la chaleur. Je suis très heureux que ça se soit passé de cette façon. Si j'attaquais, j'allais laisser des forces. J'ai préféré continuer comme ça. Dans le sprint, j'ai eu la chance que Nizzolo ne ferme pas la porte. Cela n'arrive pas tous les jours de gagner des sprints pareils. On ne sait jamais ce qui va se passer. Quand on choisit (l'option tactique dans le sprint, ndlr), il y a un côté loterie.

Le podium royal des championnats du monde : Peter Sagan, Mark Cavendish et Tom Boonen

Le podium royal des championnats du monde : Peter Sagan, Mark Cavendish et Tom BoonenAFP

Pourquoi avez-vous choisi d'arriver tardivement à Doha ?

P.S. : J'ai préféré attendre à cause de la chaleur. Je me suis préparé chez moi, à Monaco, sur mes routes habituelles d'entraînement. Après mon arrivée, le premier jour, j'ai dormi toute la journée. Le deuxième jour, j'ai fait trois heures et je me suis dit que c'était bien assez. Le troisième jour, j'ai fait une sortie d'une heure. Pendant la course, je me suis arrosé copieusement. Je n'ai pas eu à travailler à l'avant, c'étaient les Belges et les Italiens qui le faisaient. J'avais l'avantage de ne pas ressentir de pression. Quoi qu'il en soit, je me concentre seulement le jour de la course.

Vos victoires semblent faciles...

P.S. : Ce n'est pas facile, la victoire n'est jamais facile. Je l'ai dit au Championnat du monde l'an dernier, au Tour des Flandres. Pour gagner, il faut plusieurs éléments, être en forme bien sûr mais aussi avoir de la chance. Si le Championnat du monde avait eu lieu en montagne, cela aurait été différent. Je suis content de ce que j'ai fait jusqu'à présent dans ma carrière. On verra bien ce qui se passera pour la suite. La saison a été très longue, j'ai besoin de me reposer maintenant. L'an prochain, la couleur du maillot sera la même, l'arc-en-ciel. J'irai en Allemagne après le gala (de l'UCI, à Dubaï) pour ma première rencontre avec ma future équipe (Bora).

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