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"Le plus grand tricheur de l'histoire du cyclisme"

"Le plus grand tricheur de l'histoire du cyclisme"
Par Eurosport

Le 22/10/2012 à 23:41

Le peloton français a réagi très vivement à l'affaire Armstrong. Bernaudeau et Madiot espèrent que le cyclisme a enfin mis ses vieux démons derrière lui.

Jean-René Bernaudeau (manager de l'équipe Europcar), sur RTL: "Le plus grand tricheur du cyclisme est tombé. Tout le monde doit bien comprendre qu'aujourd'hui l'étau se resserre de partout. Beaucoup de gens ont beaucoup de responsabilités sur leurs épaules puisque la transparence ce n'est pas leur priorité. Ce qui me gêne, c'est qu'on parle énormément d'argent dans le sport et les dérives qui vont avec. Armstrong, c'est l'affaire du sport de haut niveau, l'affaire de l'indécence, l'affaire de l'argent, et il va falloir qu'il y ait une vraie table ronde avec toutes les instances internationales de tous les sports, peut-être que le CIO doit aussi aider le sport professionnel."

Marc Madiot (manager de l'équipe FDJ-BigMat), sur Europe 1: "C'est une occasion exceptionnelle, unique, de pouvoir refondre complètement l'évolution de ce sport. Cette affaire a fait du dégât mais il en a surtout fait dans le passé. Maintenant, on ne va pas réécrire l'histoire, il faut aller au bout du problème. On le connaît, il est identifié, il s'appelle Ferrari pour l'essentiel en Italie et il y a l'affaire Puerto en Espagne. Tant que tout cela ne sera pas réglé, on ne pourra pas avancer. Il y a des affaires en cours. On ne peut pas s'arrêter à Armstrong, ce serait trop simple et trop facile."

Jean-Cyril Robin (ancien coéquipier d'Armstrong à l'US Postal de 1996 à 1998), sur RMC: "C'est bien. Tant mieux, terminé. On tourne la page et on repart sur de bonnes bases. Mais le cas Armstrong est un cas un petit peu à part. Quand il a commencé à tricher, l'affaire Festina venait juste de se terminer. Nous, les coureurs français, nous avons tous été auditionnés. Il y a eu des gardes à vue, des policiers partout. Ils ont mis le suivi biologique en place. On a dit stop, on a peut-être fait des erreurs mais aujourd'hui, c'est terminé. On s'est aperçu avec le rapport de l'Usada qu'il a commencé au moment où l'affaire Festina éclatait. Donc il savait qu'il risquait d'être rattrapé un jour ou l'autre. Beaucoup de coureurs étaient au courant. C'est un peu comme quand des gangsters font un casse à dix. Un jour ou l'autre, il y en a un qui balance. Il était un peu trop optimiste en pensant que rien ne pouvait lui arriver."

Pierre Rolland (coureur d'Europcar), sur RTL: "Ça a été long mais il y avait beaucoup d'enjeux. Ils ont attendu de tout avoir pour tout balancer. Ça fait du remue-ménage mais on est à un tournant de ce sport, et de la lutte anti-dopage. Tout ce dopage organisé, c'est fini pour toujours. Le vélo est sur la bonne voie, il faut retenir ça et davantage regarder devant que derrière."

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