La suspension de Christophe Bassons, privé de toute compétition pour un an pour ne pas s'être présenté à un contrôle antidopage le 1er septembre dernier au Championnat de France VTT de marathon, a mis en émoi le milieu du cyclisme français. Si certains trouvent normale cette sanction, d'autres la jugent scandaleuse. Dimanche, la Fédération française a donc cru bon de justifier cette décision. "La commission nationale de discipline saisie du dossier n'a fait qu'appliquer le règlement en vigueur en suspendant cet athlète licencié à la FFC pour ce constat de carence", a souligné la FFC dans un communiqué.
Rappelons que ce cas de figure n'entre pas dans la règle des trois "no shows", qui ont par exemple entrainé les suspensions du pistard Grégory Baugé ou du coureur de la FDJ Yoann Offredo. Dans le cas de Bassons, il s'agit d'une non-présentation à un contrôle en compétition, pas hors compétition. "La sanction initiale pour un tel manquement aux règles de l'antidopage est de deux ans de suspension mais la durée, suite aux explications fournies par Monsieur Christophe Bassons a été réduite à une année de suspension", a d'ailleurs précisé la Fédération française.
David Lappartient, le patron de la FFC, étudiera "dans les prochains jours les recours possibles et les possibilités d'appel s'il (Christophe Bassons) le juge opportun". Sans contester son erreur, Bassons juge la sanction disproportionnée. Il ignorait samedi s'il donnerait suite à cette affaire en faisant appel. J'aurais tendance à dire non, avait-il confié. D'un autre côté, je ne suis pas d'accord avec eux : si je ne fais pas appel, ça veut dire que j'accepte cette sanction qui me parait injuste. Mais ça changera quoi?" Christophe Bassons, qui a quitté le cyclisme professionnel en 2001, exerce des responsabilités, dans l'antidopage, à la direction régionale de la Jeunesse et des Sports à Bordeaux.
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AFP
























