Nicki Sorensen a pris son temps. Le Danois fut le tout premier vainqueur de la saison européenne, au mois de février, en s'imposant lors du Grand Prix d'Ouverture La Marseillaise. Il aura donc attendu sept longs mois pour lever à nouveau les bras. Un succès bienvenu pour la formation CSC, qui n'avait pas encore eu les honneurs du protocole sur cette Vuelta.
Présent dans la bonne échappée, qui s'est formé à 180 kilomètres de l'arrivée, Sorensen a battu au sprint l'Espagnol Javier Pascual Rodriguez, avec qui il a mené une échappée dans les derniers kilomètres. Les deux coureurs de tête ont été rejoints par José Vicente Garcia Acosta, longtemps en tête avant eux. Garcia Acosta n'a pas renoncé après s'être fait reprendre.
Pas de grande bagarre
Mais il a fait un gros effort pour recoller et après avoir tenté une ultime attaque, il a lâché dans le dernier kilomètre, laissant Sorensen et Pascual Rodriguez en découdre. Ce dernier, moins puissant, n'a jamais pu revenir à la hauteur de Sorensen. Dommage pour lui et pour l'équipe Comunidad Valenciana, qui a entrevu un nouveau triomphe, après les victoires d'Eladio Jimenez et Carlos Garcia Quesada.
Dans ce qui constituait la dernière étape de montagne, les ténors n'ont quant à eux pas véritablement déclenché la grande bagarre. Seul Francisco Mancebo avait la tête, et surtout les jambes nécessaires pour jouer les agitateurs. Dans le Puerto de Navalmoral, dernière difficulté du jour, le madrilène, peut-être inspiré par l'air du pays, a placé une première mine, sans toutefois pouvoir distancer ses rivaux pour le podium.
Mancebo grignote
Qu'à cela ne tienne, le futur leader d'AG2R a remis ça dans les faubourgs d'Avila, à la faveur d'une ultime bosse rendue plus pénible encore par les pavés. Cette fois, Mancebo réussissait à prendre ses distances, mais pour un maigre pécule: trois secondes, qui le ramènent toutefois à moins d'une minute du podium.
Il maintient ainsi Denis Menchov, et surtout Carlos Sastre, sous pression. Pour Roberto Heras, elle est sur le point de retomber. En franchissant sans embuche les derniers sommets, le maillot or a quasiment assuré son quatrième sacre, synonyme de record. Il possède toujours 4'30" de marge sur Menchov. C'est probablement bien plus qu'il ne lui en faut avant le contre-la-montre de samedi.
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