Cyclisme - Tour d'Espagne
25/08/2006 - 16:15Fothen: "Pas de pression"

Après le Giro et le Tour, Markus Fothen s'apprête à découvrir la Vuelta. Même s'il fait office de leader chez Gerolsteiner en Espagne, le jeune Allemand, très prometteur sur les courses par étapes, refuse de se mettre la pression. Il n'affiche d'autre amb
MARKUS FOTHEN, vous venez de disputer le Regio Tour. Dans quel état de forme êtes-vous?
M.F. : Je me sens bien. Je suis optimiste pour la Vuelta. Après le Tour de France, j'ai fait une vraie pause de trois semaines. Ensuite, j'ai repris lors du Regio Tour. Les premiers kilomètres ont été vraiment durs à digérer. Mais pour les prochaines échéances, je suis confiant quant à mon niveau de forme.
Vous êtes encore jeune. N'est-ce pas difficile d'enchainer le Tour et la Vuelta pour vous?

M.F. : C'est sans doute vrai. Mais je n'ai pas non plus la même pression qu'avant le Tour de France, qui constituait le grand objectif de l'équipe Gerolsteiner. J'ai réussi mon Tour et j'ai donc rempli mon contrat. Dans les trois semaines qui viennent, je veux simplement essayer d'apprendre, pour poursuivre ma progression. Je vais rester tranquille lors des deux premières semaines de course, afin d'être présent en troisième semaine, là où se jouent les grands Tours.
En l'absence de Leipheimer et Totschnig, vous êtes pourtant le leader désigné...
M.F. : Oui, mais il ne faut pas se méprendre. Comme je l'ai dit, la Vuelta n'est pas le principal objectif de ma saison. L'équipe et le sponsor n'attendent pas de moi que je remporte l'épreuve. Si je fais un bon résultat, tant mieux. Mais je suis encore un jeune coureur et je vois à plus long terme. Il ne faut pas oublier que je sors d'un Tour de France très difficile. Il n'y aura pas de miracle. De toute façon, je suis mon plus sévère critique. Ça ne sert à rien de me mettre la pression.
Allez-vous viser une victoire d'étape?
M.F. : Non, pas du tout. J'aborde vraiment la course avec une totale liberté d'esprit. Je verrai peut-être si je peux faire quelque chose lors de la dernière semaine.
Et le maillot du meilleur jeune?
Ce n'est pas un objectif non plus. Tout ce qui m'intéresse, c'est de voir si je suis capable de supporter la répétition des efforts. Les classements, quels qu'ils soient, ne m'intéressent pas.
Avec cinq arrivées au sommet, le parcours vous convient tout de même?

M.F. : Oui, par rapport à mes qualités naturelles, les arrivées en altitude me conviennent souvent très bien. Mais encore une fois, je ne me mets pas de pression particulière. Je ne pourrai pas être à fond tous les jours. A moi donc de me gérer sur certaines étapes pour attaquer le lendemain.
Qui voyez-vous en vainqueur à Madrid?
M.F. : Pas Markus Fothen en tout cas! Je pense qu'Alexandre Vinokourov sera là. Il était en très grande condition avant le Tour. Le fait de ne pas avoir pu participer a dû lui donner une rage terrible. Il va se sortir les tripes. Alejandro Valverde sera également très motivé, chez lui, devant son public.
C'est votre première Vuelta. A quoi vous attendez-vous?

M.F. : Une course reste une course. A partir de là, j'estime que je dois aborder ces trois semaines de Vuelta comme les trois semaines du Tour ou du Giro. Je ne crois pas que cela change grand chose. L'important, c'est d'emmagasiner de l'expérience sur les grands Tours. C'est comme ça que je vois les choses. C'était le cas sur le Giro l'année dernière, lors du dernier Tour de France et j'espère encore apprendre sur la Vuelta.
Craignez-vous que le dopage ne gâche la fête, comme ce fut le cas avant le Tour?
M.F. : Naturellement, je ne le souhaite pas. Franchement, je ne m'attendais pas à ce qu'un réseau organisé de cette ampleur puisse exister. J'espère que ce sera plus calme cette fois, car toutes ces histoires font beaucoup de mal au cyclisme. J'aimerais que tout cela soit derrière nous. Maintenant, je ne me sens pas concerné. Je me concentre sur mon métier. Quand on n'a rien à se reprocher, on peut dormir tranquille.














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