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Le gros coup de Bettini
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Publié 27/08/2006 à 18:00 GMT+2
Paolo Bettini a enlevé la 2e étape de la Vuelta dimanche, à Cordoue. Le champion d'Italie a réussi un sacré coup de maitre en devançant tous les ténors du sprint, dont Thor Hushovd. Mais le Norvégien du Crédit Agricole se console avec le maillot or de lea
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Crédit: Eurosport
On l'avait presque oublié. Dans la cohorte des cadors du sprint présents sur le Tour d'Espagne, Paolo Bettini, avec son profil de puncheur, n'apparaissait pas en haut de l'affiche. Mais le Toscan est venu rappeler à chacun qu'il possède une sacrée pointe de vitesse. Il l'avait déjà démontré à l'occasion sur le Giro. N'empêche. On l'avait rarement vu s'imposer avec une telle autorité dans un sprint aussi relevé. Tous derrière, les Hushovd, McEwen, Paolini, Eisel, Zabel et autres Petacchi. Tous derrière et lui devant à Cordoue, où son maillot de champion d'Italie a éclipsé tous les autres.
Bettini n'avait d'ailleurs plus épinglé le moindre succès depuis son titre national, à la fin du mois de juin. Absent du Tour de France, discret sur les classiques du mois d'août, où il se montre généralement à son avantage, le champion olympique vise surtout le maillot arc-en-ciel de champion du monde, le 24 septembre, à Salzbourg. Le seul sacre qui lui fait encore défaut dans les courses d'un jour. Venu sur la Vuelta pour peaufiner sa forme, le voilà au top bien plus tôt que prévu.
Milram fait un bide
Il s'en est même fallu de peu pour que l'Italien de la Quick Step ne s'offre la totale, avec le maillot or de leader comme cadeau bonus, en plus de l'étape. Les 20 secondes de bonification de la victoire lui ont permis de dépasser Carlos Sastre. Mais il lui en a manqué deux de plus pour mater Thor Hushovd, son dauphin dimanche. Le Norvégien, outre les 12 secondes empochées à l'arrivée, avait eu la bonne idée d'en grappiller huit en cours d'étape, lors des deux sprints intermédiaires. Le voilà donc en or, un peu plus d'un mois après avoir goûté au jaune sur le Tour.
De tous les battus du jour, Hushovd est donc le grand gagnant. Tout le monde ne peut en dire autant. Robbie McEwen, quatrième, a semblé un peu juste. Il lui a manqué 100 mètres. Il a manqué beaucoup plus au tandem royal de Milram. Comme il l'avait annoncé, Alessandro Petacchi, à court de condition après ses trois mois d'arrêt pour cause de blessure au genou, a travaillé pour Erik Zabel. Pourtant, même avec ce poisson-pilote de luxe, le Berlinois n'était pas en mesure de lutter pour la gagne. Il s'est écarté bien avant la ligne, terminant à la 10e place.
Pour le reste, cette première étape en ligne fut en tous points conformes à ce qu'on attendait d'elle. Une longue échappée, solitaire, menée par l'Espagnol Mario de Sarraga (Relax), annihilée à une vingtaine de kilomètres du but, suivi d'un contre de Marichal et Joachim, aussitôt anéanti. Bref, rien que du très classique. Même la crevaison de Carlos Sastre n'a pas affolé grand monde. Survenue dans les trois derniers kilomètres, elle n'a eu aucune incidence sur le classement général. Sous la forte chaleur andalouse, la Vuelta a démarré tranquillement. Sauf Bettini, déjà à fond.
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