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Valverde prend la main
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Publié 03/09/2006 à 20:00 GMT+2
Alejandro Valverde (Caisse d'Epargne) a pris le pouvoir sur la Vuelta dimanche au terme de la 9e étape, remportée au sommet de la Cobertoria par un intenable Alexandre Vinokourov (Astana). Nouveau maillot or, l'Espagnol devance désormais Kashechkin et Sas
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Sept ascensions, dont le Puerto de San Lorenzo, classé en hors catégorie, et trois répertoriées en 1ère, plus de 90 kilomètres de montée sur les 207 au programme... La 9e étape présentée, comme la plus dure de l'édition 2006, promettait de créer de gros écarts parmi les favoris. Il n'en a finalement rien été tant les hommes forts du peloton se sont parfaitement neutralisés jusqu'à à l'ultime ascension vers l'Alto de la Cobertoria.
Des attaques d'entrée
Avec l'Alto de Minidi, col de 3e catégorie, au programme d'entrée, les coureurs prenaient immédiatement conscience de l'immense tâche qui les attendait. Dès les premiers kilomètres, les attaques fusaient de toute part. Soucieux de ménager leur efforts, les Espagnols Alejandro Valverde et Carlos Sastre, principaux favoris de l'édition 2006, accordaient leur bon de sortie, d'autant plus que parmi les 15 échappés, se trouvaient plusieurs coéquipiers, parfaits points d'ancrage pour la suite de l'étape. Devant l'apathie relative des principales équipes, les fuyards, avec notamment Igor Anton et David Arroyo, classés parmi les 30 premiers à moins de 6 minutes, passaient en tête au sommet des 3 premières principales difficultés mais n'étaient cependant jamais en mesure de creuser un écart suffisant pour croire en la victoire.
La CSC entre en piste
La CSC de Carlos Sastre était la première formation à prendre la course à son compte. Imposant un rythme d'enfer dans la descente du Puerto de Somedio, et portée par Inigo Cuesta dans le Puerto de San Lorenzo, l'équipe dirigée par Bjarn Riise réduisait à néant les derniers espoirs des échappés même si Igor Anton (Euskaltel), David Arroyo (Caisse d'Epargne) et Egoi Martinez (Discovery) faisaient de la résistance, conservant une poignée de secondes d'avance jusqu'à 25 kilomètres de la ligne d'arrivée.
Les Kazakhs en force
Valverde, Sastre, Di Luca, Brajkovic, leader surprise à l'entame de la journée... Excepté Menchov, définitivement hors-course pour défendre son titre, tous les candidats au podium final avaient parfaitement tenu leur rang au moment d'attaquer les pentes de l'Alto de la Cobertoria. Protégés dans le peloton depuis le début de l'étape, les deux compatriotes et coéquipiers de chez Astana, Alexandre Vinokourov et Andrey Kaschechkin, plantaient les premières banderilles, en plaçant une accélération dès les premiers hectomètres d'ascension. Profitant des hésitations adverses, les deux Kazakhs, classés parmi les dix premiers, prenaient une quinzaine seconde d'avance alors qu'à l'arrière, les défaillances et abandons se multipliaient. Bernhard Kohl de la T-Mobile, 8e, victime d'une chute déposait les armes sans combattre, alors que Janez Brajkovic ne pouvait tenir le rythme.
Tout reste à faire
Conscients du danger, Carlos Sastre et Alejandro Valverde sortaient enfin de l'ombre. Les deux Espagnols se hissaient aux avant-postes et plaçaient coup sur coup deux accélérations auxquelles seuls Di Luca et Marchante trouvaient les moyens de résister. Valverde haussait par la suite encore un peu plus le rythme. Un effort suffisant pour décrocher le maillot de leader mais trop tardif pour empêcher Vinokourov de rafler sa 2e victoire consécutive ou espérer creuser des écarts importants au classement général. Avec les 6 premiers du classement en moins de 2'30, la grande lessive annoncée n'a pas eu lieu. Et dire que certains imaginaient que la course pouvait être pliée dimanche...
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