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Valverde s'affirme
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Publié 02/09/2006 à 07:15 GMT+2
Au prix d'une terrible accélération à 200 mètres de la ligne, Alejandro Valverde a coiffé tous les favoris au sommet du Morredero et réaffirmé ses ambitions, vendredi lors de la 7e étape. L'Espagnol revient à la 2e place au général, à cinq secondes du nou
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Pauvre Alexandre Vinokourov! A 200m de la ligne, le Kazakh, auteur d'une judicieuse attaque sous la flamme rouge, pensait bien tenir sa première victoire sous ses nouvelles couleurs d'Astana. Le signe d'une rédemption, d'un retour au premier plan et un merveilleux pied de nez après sa semi-déroute dans La Covatilla. Au final, rien. Une modeste 6e place à 12 secondes du vainqueur. Car un Alejandro chassant un Alexandre, la machine Valverde avait tout écrasé sur son passage jusqu'à la ligne d'arrivée, broyant les derniers espoirs d'un Vino qui croyait en sa chance.
Eclipsé par son coéquipier Andrei Kashechkin lors de la 1re étape de montagne, mercredi à La Covatilla, Vino semblait pourtant plus en jambes sur les routes menant au sommet du Morredero. Kashechkin restait, lui, dans la roue de Valverde, l'homme à suivre pour bon nombre de favoris. Profitant d'un certain passe-droit qu'accorde un retard de plus de deux minutes au général, l'ancien coureur T-Mobile était à l'initiative de la première accélération du peloton, histoire de partir en chasse derrière les trois échappés du jour, Laszlo Bordrogi, Staf Scheirlinckx et David Loosli. Son tempo élevé et ses accélérations écrémaient progressivement le champ des prétendants dans la dernière ascension et pensait tenir sa chance. Mais c'était visiblement sans compter sur la tactique Caisse d'Epargne.
Les Caisse d'Epargne gèrent
Loin de chercher à être un ogre à l'image d'une Discovery omnipotente sur le Tour de France ou archi-dominatrice comme la CSC sur le dernier Giro, l'équipe franco-espagnole gère ses efforts au fil des étapes. Pas de train noir en maître absolu du peloton, dictant la course et offrant quelques laissez-passer généreux à des échappées. Au lieu de ça, la Caisse d'Epargne fait sa course et soutient son leader. Pendant 140km, Valverde est resté tranquillement calé au sein du peloton.
Avec une seule montée sèche et longue (18km), le tracé avait de quoi séduire un Valverde, déjà vainqueur au sommet du Morredero lors du Tour de Castille-Leon. Alors à 13km de l'arrivée, il fit travailler ses coéquipiers. Puis, comme à La Covatilla, le leader du Pro Tour se chargeait lui-même de placer les banderilles. Les montées à 15% avaient laissé sur place un Menchov, de moins en moins heureux d'être sur la Vuelta, Zubeldia Oscar Pereiro, désormais coéquipier de luxe, ou encore le maillot or Di Luca, nettement moins fringant que mercredi. Seuls Vinokourov, Kashechkin et la révélation Brajkovic résistaient. Ce dernier, qui semble de plus en plus fort au fil des étapes, osait même tenter l'aventure en solitaire, avec l'increvable Vino dans sa roue.
Brajkovic, coureur en or
Le Slovène de la Discovery apprend en tout cas vite. S'il était resté scotché à la roue de Di Luca mercredi, s'attirant les foudres de l'Italien, Brajkovic a cette fois travaillé pour s'assurer le maillot or qui lui tendait les bras avec la baisse de régime de l'Italien. Et c'est sans doute pour cela que, le gros des favoris revenu, il a laissé Vinokourov partir pour mieux assurer la bonification devant Kashechkin, Gomez Marchante et Valverde. Deux cent mètres d'avance pour le Kazakh que tous voyaient déjà vainqueur. Ça aurait été assez pour beaucoup, mais pas pour un Valverde décidé à frapper un grand coup.
Face à la résignation générale, Valverde trouva le moment opportun pour rappeler qu'il visait ni plus ni moins que le sacre final. Et la mobylette espagnole effectua un démarrage fulgurant dans le dernier virage. Pour une 2e place? Non, pour la victoire. La ligne d'arrivée pourtant en vue, Vinokourov ne vit finalement que du blanc. Au ralenti face à l'éclair Valverde. Un tour de force qui offre la seconde place du général au Murcien, à cinq secondes du surprenant Slovène Brajkovic et juste devant Carlos Sastre. A la limite, l'accrocheur coureur CSC termine 2e de l'étape juste devant le discret, mais efficace Jose Angel Gomez Marchante. Même s'il n'est pas encore leader, Valverde a déjà tout du patron.
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