Cyclisme - Tour d'Espagne
28/08/2006 - 17:30Ventoso les a bluffés
Sous la canicule (plus de 40° à l'ombre), Franciso Jose Ventoso (Saunier Duval) a créé la surprise en s'imposant au sprint lors de la 3e étape de la Vuelta, lundi. Comme Bettini la veille, l'Espagnol a surpris les favoris. A nouveau deuxième, Thor Hushovd

Celle-là, Saunier Duval ne l'a pas volée. Plus que toutes les autres, la formation espagnole méritait bien de remporter cette troisième étape. Et si Francisco Jose Ventoso a raflé la mise, toute son équipe mérite une mention. Les Jaunes n'ont jamais quitté le devant de la scène lundi entre Cordoue et Almendralejo, pour la plus longue étape de cette Vuelta 2006. La plus longue, et sans doute la plus chaude. Le thermomètre n'est jamais descendu en-dessous des 40 degrés tout au long des 219 kilomètres du parcours. Un vrai calvaire.
Dans ces conditions, on comprend aisément que les coureurs soient arrivés avec un retard conséquent sur l'horaire le plus pessimiste. "C'est la chasse aux bidons. La chaleur est vraiment terrible. C'est même monté jusqu'à 44°", nous confiait pendant l'étape Franck Pineau, directeur sportif de la Française des Jeux. Mais cela n' en a pas "refroidi" certains. Hervé Duclos-Lassalle (Cofidis), Enrico Franzoi (Lampre) et David De la Fuente (Saunier Duval) ont bouclé plus de 200 kilomètres en tête de la course. De la Fuente, coureur le plus combatif du dernier Tour de France, est donc reparti sur les mêmes bases sur la Vuelta.
Duclos junior au nom des siens
En compagnie de Franzoi, l'Espagnol a résisté jusqu'à six kilomètres du but. Duclos fils, lui, avait cédé 10 bornes plus tôt. Au bout du rouleau. Un dénouement que son illustre père, Gilbert Duclos-Lassalle, avait pressenti quelques minutes plus tôt sur l'antenne d'Eurosport: "Malheureusement, les équipes de sprinters vont se mettre en route et ce sera très difficile d'aller au bout. Mais c'est déjà très bien d'être là. Il vient d'être papa d'un petit Hugo, le 15 août. Là, il a laissé sa femme et son fils à la maison mais comme je lui ai dit, ça fait partie du métier. Je lui ai dit de faire quelque chose pour eux, il le fait aujourd'hui, c'est bien."

C'est bien, mais ça n'a pas suffi. L'équipe Crédit Agricole avait deux bonnes raisons de rouler, pour permettre à Thor Hushovd de gagner l'étape, tout en défendant le maillot or du Norvégien. Le peloton n'a donc jamais laissé une marge suffisante (sept minutes maximum) pour permettre au trio de fugitifs d'y croire vraiment. D'autant qu'avec cette chaleur, la fatigue est décuplée. Il aurait fallu un miracle pour que ce coup-là ailler au bout. Une fois la jonction opérée, le sprint massif devenait donc inévitable.
Mais chez Saunier Duval, on a de la suite dans les idées. Sous la flamme rouge, David Millar prit le relais de De la Fuente en sortant en costaud, avant d'être avalé à son tour aux 500m. Qu'importe. Au sprint, contre toute attente, Francisco Vzentoso surgissait pour s'offrir la crème du sprint. Dans l'ordre, il devance: Hushovd, O'Grady, Zaebl et McEwen. A l'image de ce dernier, les maitres de l'emballage final manquent encore un peu de fond pour faire la différence. Certains, comme Hushovd, n'ont plus couru depuis le Tour. Comme Bettini hier, Ventoso a su en profiter. Et comme la veille, Hushovd échoue à la deuxième, place. Il reste quand même en or.














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