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Tour d'Espagne - "Gagner à l'Angliru, la fin parfaite" de Contador

"Gagner à l'Angliru, la fin parfaite" de Contador

Le 09/09/2017 à 23:18Mis à jour Le 09/09/2017 à 23:45

TOUR D'ESPAGNE - Il aura fallu attendre l'avant-dernière étape mais cela valait la peine : Alberto Contador tient enfin sa victoire. L'Espagnol a dompté ce samedi le mythique Angliru à la veille de sa retraite. Une manière idyllique de clore une carrière de légende.

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"Je savais que ça serait ma journée". Au départ samedi après-midi, Alberto Contador continuait à garder confiance. Il voulait sa victoire et ne reculerait devant rien pour l'obtenir. "J'avais fait travailler mon équipe, même si je savais que ça serait compliqué, expliquait l'Espagnol. Mais je voulais continuer à essayer, pour les fans. Ils m'ont tant soutenu". Et l'Espagnol ne les a pas déçus.

Le "Pistolero" voulait partir en beauté et il aura attendu l'étape-reine de ce 72e Tour d'Espagne pour lever de nouveau les bras, trois ans après. En 2014, cela avait été au Puerto de Ancares, devant Froome. Samedi, il a encore devancé le Britannique mais cette fois au sommet de l'Angliru. "On a tout fait pour essayer de rattraper Alberto (Contador) mais il était juste trop fort, témoignait le Britannique une fois la ligne franchie. Mais bravo à lui parce que c'est magnifique de terminer sa carrière de cette manière".

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Pour s'imposer sur l'un des cols les plus durs d'Europe, le leader de la Trek-Segafredo a encore une fois fait preuve d'audace en attaquant avant même le pied de la montée finale. "Je savais qu'il y avait déjà eu des chutes dans le Cordal dans le passé, racontait-il à l'arrivée. C'était une journée compliquée et, à ce moment-là, on a décidé avec Jarlinson (Pantano) qu'il fallait qu'on y aille et qu'on en profite pour creuser l'écart."

A l'attaque tous les jours, Contador aura enfin été récompensé pour s'offrir le plus beau des cadeaux d'adieu, au sommet d'un Angliru qu'il est devenu le premier à dominer deux fois. "Il ne pouvait y avoir de meilleure fin que celle-ci, avouait l'Espagnol à l'arrivée. Décrocher la victoire à l'Angliru, c’était la meilleure façon de mettre un terme à une carrière au cours de laquelle j'ai toujours tout donné."

Trek Segafredo's Spanish cyclist Alberto Contador celebrates as he crosses the finish line

Trek Segafredo's Spanish cyclist Alberto Contador celebrates as he crosses the finish lineGetty Images

Mas, successeur désigné ?

Et tout donner, Contador l'aura fait jusqu'au bout. Malgré une avance conséquente (1'25'') à 3km de l'arrivée, l'Espagnol a souffert dans le final face à l'accélération des Sky et de Christopher Froome Mais l'Espagnol, déjà vainqueur dans les Asturies sur la Vuelta 2008, a parfaitement géré son affaire : "Dans l'Angliru, ça a été très, très long, raconte le Pistolero. J'avançais mètre par mètre, coup de pédale après coup de pédale. Je n'arrivais même plus à rester en danseuse comme j'aime le faire habituellement quand je grimpe. La route était tellement humide... Mais je connaissais bien le final et, quand les Sky sont revenus, je savais que je devais continuer à mon rythme. Et, malgré la douleur, j'ai réussi à poursuivre sur ce rythme jusqu'à la victoire." Une victoire qui sauve du même coup le bilan des Espagnols sur cette Vuelta, en grosse difficulté jusque-là.

Lui qui aura monté l'Angliru quasi tout seul aura bénéficié, comme un symbole, de l'un des futurs grands du cyclisme espagnol : "Heureusement, au début, j'ai eu un peu d'aide de la part d'Enric (Mas)", avouait le Pistolero. L'Espagnol de la Quick Step Floors, 2e du récent Tour de Burgos, est issu de la fameuse Fondation Contador, équipe créée pour les jeunes par le Pistolero, qui avouait en mars qu'il estimait que Mas était "son possible successeur sur les courses par étapes". Décidément, même s'il quittera dès dimanche le monde professionnel, Contador n'en finit pas de faire du bien au cyclisme espagnol.

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