Cavendish à la parade

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Mark Cavendish (Columbia) a remporté au sprint la 9e étape, offrant ainsi à son équipe un 3e succès de rang. Alessandro Petacchi (LPR) n'a pris que la 5e place d'une étape tronquée en raison de la protestation des coureurs qui ont forcé l'organisation à neutraliser les écarts.

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Crédit: Eurosport

Traditionnellement, Milan accueille l'arrivée du Tour d'Italie. Mais, pour célébrer le centenaire du Giro, les organisateurs ont décidé de bousculer les habitudes et de conclure la 92e édition à Rome, dans la capitale italienne. Ce dimanche, la cité lombarde a donc dû "se contenter" d'organiser la 9e étape (163 km), un circuit de 15,4 km à parcourir à dix reprises, dans les rues étroites et sinueuses de Milan. Sur l'avenue Corso Venezia, la victoire s'est jouée au sprint. Comme prévu. En quête d'une première victoire cette semaine, Mark Cavendish a ouvert son compteur avec brio. Le sprinteur britannique a également offert à la formation Columbia une troisième victoire de rang, après celles d'Edvald Boasson Hagen (vendredi) et Kanstantsin Siutsou (samedi), la quatrième depuis le début de l'épreuve.
Sur la ligne, la fusée de l'Ile de Man, lancée idéalement par son coéquipier norvégien et par Mark Renshaw, a devancé assez facilement l'Australien Allan Davis (Quick Step) et l'Américain Tyler Farrar (Garmin). Vainqueur des deux premières étapes en ligne, à Trieste et à Valdobiaddene, Alessandro Petacchi n'a pas pu prendre part à la lutte finale. L'Italien, qui a été enfermé, s'est classé 5e, juste derrière Matthew Goss (Saxo-Bank). Si le sprint de Cavendish fut un modèle du genre, on retiendra surtout que cette 9e étape, transformée en vulgaire critérium, n'avait rien d'un "show" avant cette arrivée massive...
L'organisation cède
Les coureurs, le maillot rose en tête, ayant jugé le final de l'étape trop dangereux, ont manifesté leur mécontentement en roulant à allure réduite lors des cinq premières boucles. Le paquet s'est ensuite arrêté sur la ligne d'arrivée. Danilo Di Luca s'est alors emparé d'un micro et s'est adressé au public milanais, à qui il a expliqué les raisons du courroux du peloton : "Je parle au nom des coureurs, je tiens à m'excuser au nom de tous. Nous espérons être compris mais nous ne voulons pas courir dans de telles conditions." Cédant aux caprices des coureurs, la direction de course a alors annoncé qu'aucun écart à l'arrivée ne serait comptabilisé, et que, de facto, le classement général serait inchangé à l'arrivée.
Le directeur de l'épreuve, Angelo Zomegnan, a néanmoins tenu à réagir après la victoire de Mark Cavendish. "Je ne partage pas l'attitude des coureurs et je le leur dirai dans les heures qui viennent", a-t-il déclaré au micro de RAI, après avoir reconnu la dangerosité de certains passages ces derniers jours (notamment jeudi lors du final à Mayrhofen). "J'ai été d'accord avec eux pour neutraliser les temps. Le bon sens a fait prendre cette décision car il y a un traumatisme après ce qui s'est passé hier (la grave chute de Pedro Horrillo survenue samedi). Mais les coureurs trouvent dangereux un circuit qu'ils ont souvent emprunté par le passé. Faut-il annuler toutes les courses où il y a du danger ? Faut-il annuler l'Amstel Gold Race ?". Quoi qu'il en soit, l'organisation, régulièrement critiquée depuis le début du Giro, a subi un nouveau camouflet.
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