Comme une fusée

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En pleine bourre, Evdald Boasson Hagen a remporté vendredi la 7e étape du Tour d'Italie, disputée dans des conditions particulièrement difficiles. Le jeune Norvégien de l'équipe Columbia a réglé au sprint un petit groupe d'échappés à Chiavenna. Danilo Di Luca (LPR) reste en rose.

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Crédit: Eurosport

Dans la série de reportages qu'Eurosport consacre à la formation Columbia, (et que vous pouvez retrouver chaque soir sur notre site), Bob Stapleton, le manager de l'équipe américaine, confiait sa conviction que ses jeunes coureurs deviendraient un jour des stars du cyclisme. Il songeait notamment à Mark Cavendish, bien sûr, mais aussi à Thomas Lovkvist et Edvald Boasson Hagen, ses deux Scandinaves de choc. Stapleton a raison, l'avenir leur appartient certainement. Mais sur ce Giro, ils prouvent que le présent ne leur est pas interdit. Si Cavendish n'a pas encore trouvé l'ouverture, Lovkvist a porté le maillot rose 24 heures, et il occupe la deuxième place du général. Vendredi, voici que Boasson Hagen a pris le relais en s'imposant à Chiavenna, pour le retour au bercail du Giro, après une escapade austro-suisse.
A regarder son palmarès et à le voir courir, il faut se pincer pour bien être sûr qu'Edvald Boasson Hagen n'a pas encore 22 ans. A deux jours de son anniversaire, le Norvégien s'est offert sa première victoire dans un grand tour. Il n'aura pas attendu longtemps, puisque ce Giro 2009 est sa première course de trois semaines. Il affiche déjà 32 victoires au compteur, un total que la plupart des coureurs mettent des années à atteindre. Après sa victoire dans Gand-Wevelgem au mois de mars, il démontre à nouveau l'étendue de sa palette. On le savait très en forme. Jeudi, il avait réglé le peloton pour prendre la deuxième place derrière l'échappée, Michele Scarponi. Entre satisfaction et frustration, il s'était promis d'en claquer une d'ici Rome.
Columbia, quelle semaine !
Cette fois, Boasson Hagen a choisi de sortir du paquet. Au bon moment. Alors que le peloton venait de reprendre l'échappée matinale (partie dès le kilomètre 0 avec en son sein l'Italien Facci, le Polonais Huzarski et les Russes Klimov et Isaychev), le vétéran Alessandro Bertolini est sorti seul à une trentaine de kilomètres de l'arrivée. Prenant autant de risques que le peloton a mis de précaution pour descendre sur la chaussée détrempée, le doyen du Giro (il est le seul à être plus vieux que Lance Armstrong !) a rapidement pris ses distances. Mais derrière lui, Robert Hunter (Barloworld), Pavel Brutt (Katusha), Davide Vigano (Fuji) et… Edvald Boasson Hagen ont organisé la contre-attaque, pour opérer la jonction peu après la frontière italienne. Il restait alors un peu plus de 10 kilomètres à couvrir et le peloton, trop occupée à éviter la casse, décida de laisser les cinq de devant s'expliquer entre eux.
Là, Boasson Hagen a couru avec une maîtrise et une confiance assez sidérantes pour son âge. Laissant Pavel Brutt sauter sur toutes les tentatives, dont celle de Bertolini sous la flamme rouge, le Norvégien a lancé son sprint en force, pile au bon moment. Personne ne lui a opposé de résistance, pas même Hunter, pourtant excellent sprinter, mais finalement impuissant. L'assurance du vainqueur contraste singulièrement avec la timidité presque gauche affichée par le jeune coureur de Columbia sur le podium. Pour un peu, il allait serrer la main aux hôtesses venues lui remettre son bouquet! Mais sur la route, il n'a visiblement déjà plus grand-chose à apprendre… Quelle première semaine en tout cas pour l'équipe Columbia, déjà victorieuse du contre-la-montre par équipes à Venise, et qui possède deux coureurs dans les trois premiers du général (Lovkvist et Rogers). Et ce n'est peut-être pas fini.
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