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Evans: "Pas normal !"
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Publié 19/05/2010 à 19:47 GMT+2
La 11e étape du Giro a offert son lot de surprise. Avec la météo une fois encore en trouble-fête, les cartes ont été redistribuées. Richie Porte est un nouveau leader heureux, Carlos Sastre remercie ses équipiers tandis que Vinokourov essuie les critiques des Liquigas et Evans.
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Richie Porte (AUS/Saxo Bank), nouveau leader: "J'ai du mal à y croire ! Je n'arrive pas encore à comprendre comment ça a pu se faire. Je suis en bonne position, j'ai une bonne équipe qui a été sous-estimée au départ du Giro. Mais quand on voit Chris Sörensen, qui a gagné une étape, se sacrifier pour moi comme il l'a fait aujourd'hui, c'est impressionnant. Je vais essayer de m'accrocher au maillot rose. Mais c'est la première fois que je participe à un grand Tour."
Alexandre Vinokourov (KAZ/Astana), ancien leader: "Une journée très longue. Ce n'est pas fini. Ils (les autres favoris) me regardaient en attendant que je réagisse. Maintenant, c'est aux autres équipes de diriger. Le Giro est encore long."
Evgueni Petrov (RUS/Katusha), vainqueur de l'étape: "J'ai cherché à aller dans l'échappée dans l'idée de gagner l'étape. Ma dernière victoire remonte à si longtemps ! (en 2002, ndlr). Je ne m'en rappelle même plus. Normalement, une échappée de ce genre ne va pas jusqu'au bout. Mais, comme il y avait des coureurs intéressés par le classement général, des équipes comme la Caisse d'Epargne et la Saxo Bank ont beaucoup roulé pour creuser l'écart. Et puis, avec ce mauvais temps... C'est un Giro très dur."
Roberto Amadio (directeur sportif Liquigas/Basso et Nibali): "Ce qui est honteux, c'est qu'Astana et Vinokourov n'ont pas défendu le maillot. Laisser l'écart atteindre 18 minutes ! On a pris nos responsabilités sur la fin, sinon le Giro était fini."
Gianni Savio (directeur sportif Androni/Scarponi): "L'échappée s'est formée alors qu'il pleuvait très fort. Il y avait des petits groupes, les coureurs venaient chercher les imperméables. Le temps d'être renseigné par Radio Course sur les noms des coureurs à l'avant, l'écart était de huit minutes. Nous avons été (longtemps) les seuls à rouler derrière, on a même demandé à nos coureurs devant de se relever. Je me demande bien pourquoi les autres équipes n'ont pas collaboré."
Carlos Sastre (ESP/Cervélo), 3e de l'étape: "C'est un résultat supérieur à ce que l'on espérait. La situation est complètement renversée après un début de Giro compliqué. Je ne trouve pas les mots pour qualifier le travail de mes coéquipiers Gustov et Wyss, qui ont tout donné dans l'échappée, et de Tondo, qui fait une très belle course. C'était une journée très dure. La pluie, le vent, la distance et le dénivelé, plus de 3000 mètres. N'avoir jamais renoncé nous bénéficie maintenant. Je dois le dire, je suis très content de revenir dans la course."
Cadel Evans (AUS/BMC), 13e du général: "Une journée longue, horrible, bizarre. Le leader a laissé 56 coureurs prendre le large. Ce n'est pas normal, mais c'est la course !"
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