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Publié 28/04/2006 à 12:00 GMT+2
Leader surprise du Tour de Romandie à mi-parcours, Chris Horner peut-il aller au bout? Le vétéran américain ne semble pas trop y croire lui-même. Mais après sa victoire d'étape à Porrentruy, le coureur de l'équipe Davitamon-Lotto n'a de toute façon plus r
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Décidément, la Suisse réussit à Chris Horner. Il y a un peu moins d'un an, lors du Tour de Suisse, l'Américain s'était rappelé au bon souvenir de tous en remportant brillamment la 6e étape. Beaucoup avaient alors complètement oublié ce vétéran du cyclisme US, qui n'avait plus couru sur le sol américain depuis... cinq ans. Il portait alors les couleurs de la Française des Jeux. Par la suite, il avait poursuivi sa carrière exclusivement dans son pays, avant d'être enrôlé par l'équipe Saunier Duval fin 2004.
Un an plus tard, au terme d'une saison plutôt probante, plusieurs formations ont courtisé Horner. Finalement, il a opté pour Davitamon. Une trajectoire décidément bien originale pour cet Américain né... au Japon et dont la carrière professionnelle ne ressemble à aucune autre. Mais dans cette deuxième vie, il ne s'en tire pas si mal, comme en témoigne sa victoire dans la 2e étape du tour de Romandie jeudi. En Suisse, encore. Non content de gagner à Porrentruy, il a également endossé le maillot de leader.
Test décisif vendredi
Deux bonheurs pour le prix d'un, Chirs Horner n'en demandait pas tant. "Franchement, quand j'ai attaqué, je n'avais pas l'intention d'aller chercher le maillot jaune. Je n'y pensais même pas", avoue-t-il. Au moment de prendre le départ, il n'aurait d'ailleurs pas imaginé monter sur le podium quelques heures plus tard. Comme quoi il ne faut pas toujours se fier à ses impressions. "Je ne me sentais pas super aujourd'hui, poursuit-il. Plusieurs fois pendant la course, je n'étais pas sûr de mes jambes."
Il avait bien tort, car à voir la manière dont il a giclé à cinq kilomètres de l'arrivée, alliant détermination et opportunisme, ses jambes étaient bien là. "J'ai eu de la chance, car dans la descente, je me suis retrouvé décroché un moment donné. Savoldelli a fait une descente incroyable. On m'en avait souvent parlé, là, j'ai eu l'occasion de voir par moi-même! Heureusement, Cadel Evans était devant et il n'a pris aucun relais, ce qui m'a permis de revenir", raconte l'Américain.
Et maintenant? Propulsé aux commandes de l'épreuve, que peut espérer Horner? Lui-même demande à voir, comme tout le monde. "La tactique sera très importante. Avoir le maillot jaune sur les épaules donne des ailes, mais il faut voir vendredi si j'arrive à rester avec les meilleurs grimpeurs", concède-t-il. Lors de la 3e étape, avec une première arrivée au sommet, au Sépey, l'atypique américain en saura effectivement beaucoup plus sur les prétentions qu'il peut afficher en Romandie. Mais qu'il tienne le choc ou pas, on peut déjà être sûr qu'il conservera une fois encore un bon souvenir de son passage en Suisse.
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