Ullrich au bercail

Un an après un divorce fracassant, Jan Ullrich revient chez Telekom. Le champion olympique portera à nouveau en 2004 les couleurs de la formation allemande, rebaptisée T-Mobile. Ullrich quitte donc Bianchi. Un choix dicté par des critères sportifs... et c

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Après l'échec retentissant de l'entrevue entre les ennemis jurés que sont Rudy Pevenage et Walter Godefroot, mardi, le retour de Jan Ullrich chez Telekom semblait enterré pour de bon. Mais il faut croire que le coureur de Merdingen tenait trop à rentrer au bercail, à moins que les dirigeants de l'équipe allemande n'aient trouvé des arguments de poids, de ceux qu'on ne refuse pas. Toujours est-il qu'Ullrich, après une séparation d'une année, va donc retrouver l'équipe de sa jeunesse. Celle de son éclosion, de sa gloire naissante, mais aussi de sa brutale déchéance.
Dans son édition de samedi, le quotidien allemand Bild affirmait que le retour d'Ullrich chez Telekom, qui se nommera T-Mobile en 2004, était acquis. Après un démenti du manager du coureur, Wolfgang Strohband, l'information a été confirmée en début d'après-midi par les deux parties. Telekom et Ullrich "se sont entendus sur un contrat de longue durée", explique l'équipe dans un communiqué.
Pevenage sur le carreau
Toutes les exigences de Jan Ullrich ont été acceptées par Telekom. Toutes sauf une. Le vainqueur du Tour de France 1997 débarque avec deux de ses équipiers chez Bianchi, Andre Korff et Tobias Steinhauser, ainsi que son mécanicien et frère Stephan et sa physiothérapeute. En revanche, Rudy Pevenage n'est pas du voyage. Walter Godefroot, directeur sportif de Team Telekom, a toujours refusé de retravailler avec le mentor d'Ullrich.
Cette haine entre les deux hommes a d'ailleurs longtemps fait traîner les négociations. Ullrich, très proche de Pevenage, a proposé à ce dernier de devenir son conseiller privé. "J'espère qu'il acceptera", explique l'Allemand, ce qui semble loin d'être acquis. Mais il est clair qu'Ullrich a choisi de sacrifier son mentor, ce qui en dit long sur sa volonté de revenir chez Telekom. Le coureur a tranché et, visiblement, il ne pouvait refuser cette offre.
"Ce sont des considérations sportives qui ont emporté ma décision", poursuit le champion olympique sur route qui était également en pourparlers avec des équipes espagnoles. "Avec T-Mobile, j'aurai des conditions idéales pour atteindre mes objectifs. " Il est vrai qu'en revenant chez Telekom, Ullrich intègre une équipe autrement plus solide que Bianchi dans l'optique du Tour. On serait tout de même curieux de savoir ce qu'en pense un garçon comme Vinokourov, troisième de la Grande Boucle cette année... Outre l'aspect sportif, le salaire annoncé par Bild (2,5 millions d'euros la saison), a sans doute fini de motiver le grand Jan...
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