"Meilleurs en tout !"

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Olivier Quesnel ne boude pas son plaisir de capitaine au long cours : il a imposé une décision difficile pour verrouiller le doublé de Peugeot Sport face à Audi, au Mans. Car peu importait le numéro de l’équipage victorieux.

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Crédit: Eurosport

Quel est votre sentiment au lendemain de cette victoire ?
Olivier Quesnel : On a fait un truc incroyable : on a gagné la plus grande course du monde. Honnêtement, je n'avais pas bien réalisé et je suis en train de prendre conscience de tout ce qu'on a fait. Voir tous les collaborateurs de Peugeot aussi fiers, c'est extraordinaire. On a réalisé un magnifique exploit.
A quel moment vous êtes-vous dit que la victoire ne pouvait plus vous échapper ?
O.Q. : A quinze heures moins une. J'ai vécu trop de galères, j'ai perdu des rallyes pour 400 mètres... Je suis trop conscient de ce qu'est le sport automobile, de ses aléas, pour m'enthousiasmer avant l'heure.
Quelle a été selon vous la clé de la réussite de Peugeot ?
O.Q. : Une meilleure organisation, une meilleure stratégie, de meilleurs ravitaillements, de meilleurs équipages et la meilleure voiture. On a été meilleurs en tout !
Pour vous, c'est une double réussite car vous dirigez aussi Citroën Racing en WRC. Tout ce que vous touchez se transforme en or…
O.Q. : Heu, oui. Mais derrière moi, il y a des équipes. Je ne suis qu'un des maillons et c'est grâce à mes équipes extraordinaires qu'on arrive à offrir tous ces résultats au Groupe PSA.
C'est la N.9 qui a gagné, avec l'équipage des "guerriers " comme vous l'aviez surnommé. Etait-ce la qualité qu'il fallait avoir, sachant que l'expérience pouvait aussi compter ?
O.Q. : Il y a plusieurs façons d'appréhender Le Mans. On avait trois équipages assez distincts. On avait un équipage français très rapide (le N.8 de Bourdais, Montagny, Sarrazin), parti pour ce qui correspondait à sa philosophie, c'est-à-dire à l'assaut. Vingt-quatre heures c'est très long, mais ça pouvait passer sur ce schéma là. Malheureusement, une Porsche a envoyé Sébastien Bourdais faire un pas de danse et il a perdu un quart d'heure. Et comme au Mans on n'a plus les moyens de perdre du temps, ça l'a condamné. La N.7, celle des "routiers-sprinters" (Klein, Lamy, Minassian), n'a pas eu le temps de montrer quoi que ce soit car elle a eu cet accident totalement idiot avec la Peugeot Pescarolo. Quand on a eu ces deux tours d'avance sur Audi (la N.1 de Capello, Kristensen, McNish), c'est la N.9 qui était devant. Je sais que ce n'est pas très glamour, mais je sais prendre des décisions, et à partir de là il n'y a pas eu de bagarre entre les Peugeot. C'est ce qui fait que nous en sommes là aujourd'hui. Dès cet instant, on a tout géré. Seule la victoire comptait pour Peugeot.
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