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Anelka, l'étrange carrière
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Publié 29/01/2005 à 10:00 GMT+1
Un peu moins de huit ans de professionnalisme et déjà six clubs... En signant à Fenerbahçe, lundi, Nicolas Anelka a pris un nouveau virage, pas le moins inattendu. Attaquant de valeur, courtisé par les plus grands clubs, il s'appliqua à gâcher les espoirs
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Crédit: Eurosport
Nicolas Anelka va, à 25 ans, découvrir à Fenerbahçe le sixième club d'une carrière entamée en 1996 au Paris SG, cultivant un profil de globe-trotter aux antipodes de celui, par exemple, d'un Sidney Govou, qui, au même âge, dispute sa sixième saison à Lyon.
Anelka découvre la 1re division sous le maillot du PSG le 7 février 1996, à Monaco (0-1), quand il remplace Patrick Colleter à la 81e minute. Il doit toutefois patienter jusqu'au 20 septembre suivant pour inscrire son premier but, contre Lens au Parc des princes. Entré à la 64e minute à la place de Patrice Loko, il marque, à la 80e minute, le troisième des quatre buts du PSG (4-0).
Un jeune homme pressé
Le jeune homme est pressé. En janvier 1997, moins d'un an après ses débuts, il crée une première sensation en signant, à 17 ans, un contrat de deux ans pour Arsenal. "C'est une honte !", s'indigne Michel Platini, au diapason d'un football français qui s'estime pillé. Le joueur, conseillé par ses frères, n'en a cure et fait ses débuts en avril sous le maillot des Gunners, où il évolue deux saisons.
Malgré ses débuts convaincants en Angleterre, il n'est pas retenu pour la Coupe du monde 1998 par le sélectionneur français Aimé Jacquet, qui lui avait offert quelques semaines avant le tournoi, le 22 avril, sa première cape contre la Suède (0-0). Un rendez-vous manqué qui en annonce d'autres.
Buteur d'exception ?
En février 1999, la sélection française pense pourtant s'être trouvé son avant-centre quand Anelka inscrit un doublé à Wembley devant une équipe d'Angleterre dépassée (2-0).
Le jeune homme semble alors parti pour rejoindre Ronaldo au rang des buteurs d'exception. C'est aussi l'avis du Real Madrid qui, la même année, débourse 34 millions d'euros pour s'attacher les services d'un joueur qu'Arsenal avait acheté 720.000 euros au PSG. Mais la cote d'Anelka atteint en fait un sommet.
Car l'expérience madrilène, malgré une victoire en Ligue des champions, va nourrir sa réputation de "joueur à problèmes". En mars 2000, Anelka est notamment mis à pied trois semaines pour avoir refusé de s'entraîner. Malgré ses deux buts décisifs en demi-finales face au Bayern Munich, Anelka ne dispute que 19 matches en Liga, où il ne reste qu'une saison.
Retour au PSG
Dans la foulée de sa victoire à l'Euro-2000 avec les Bleus, Anelka revient au PSG, qui verse à son tour 34 M EUR. Mais le retour à Paris de l'enfant de Trappes déçoit. Les mésententes à répétition avec l'autre "revenant" du PSG, l'entraîneur Luis Fernandez, accélère même un nouvel exil de l'avant-centre taiseux, qui est prêté à Liverpool en décembre 2001. Anelka espère s'y relancer en vue du Mondial 2002.
En vain. Car il dispute en avril 2002 son dernier match avec les Bleus, dont les portes lui seront ensuite fermées à double tour par Jacques Santini. Anelka est puni pour avoir refusé une sélection en novembre 2003.
Les "Reds" ne retiennent pas non plus le Français, qui, en juin 2002, pose cette fois son sac à Manchester City, club moins huppé où il espère enfin relancer une carrière qui s'enlise.
Ignoré par Domenech
Malgré des statistiques honnêtes avec "City" (39 buts en 89 matches), Anelka reste ignoré par le nouveau sélectionneur français Raymond Domenech, mais aussi par les grands clubs européens. Monaco s'est bien renseigné l'été dernier, le FC Barcelone également pour pallier la blessure de Larsson. Mais c'est donc en Turquie, à Fenerbahçe, qu'Anelka était attendu lundi matin pour la traditionnelle visite médicale.
Sidney Govou va, lui, continuer sa progression à Lyon, en Ligue des champions comme avec les Bleus.
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