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Vannes ne rigole plus
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Publié 30/01/2007 à 09:00 GMT+1
Vannes, dernier représentant breton en Coupe de France, espère créer l'exploit contre Montpellier, lors des 8es de finale. Seul amateur avec Calais à s'être hissé au moins en 32es de finale lors des trois dernières saisons, le VOC, emmené par l'inusable C
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Opposé mardi à Montpellier, Vannes veut saisir sa chance lors des 8e de finale de Coupe de France afin de sortir de l'anonymat pour la première fois de sa jeune et turbulente histoire et accéder à une heure de gloire qu'il estime enfin méritée. Une qualification en quart de finale pour le club morbihannais à la peine avec les affaires courantes (16e de National) serait même un exploit inédit puisque, au même niveau, Auxerre avait logiquement mis fin au rêve en 2001 (1-2). ,"Ce serait magique, héroïque" , s'emballe même le président Maurice Gabillet
Face aux Héraultais, en difficulté en L2, les coéquipiers de Christophe Le Roux, l'ancien Nantais et Rennais en fin de carrière, entendent bien franchir un palier supplémentaire. "Toutes les équipes rêvent d'être sous les feux des projecteurs. Nous aussi. Chez nous, ça aurait effectivement été un coup de projecteur, mais là, à Montpellier, dans un stade à moitié vide, ça va être un simple coup de lampe de poche", tempère le président qui s'apprête à jouer à l'extérieur pour la 4e fois en 15 jours.
Né en 1998 de la fusion après 10 ans d'efforts du Véloce vannetais et du Vannes FC (ex UCK-Vannes), deux patronages ennemis jurés en D3, le Vannes olympique club (VOC) a rapidement grimpé les deux échelons le séparant du National, objectif avoué à la création, atteint en 2005. Le jaune du Véloce, alors en DH, et le vert du Vannes FC, en CFA 2, se fondant alors dans un maillot pacificateur noir et blanc aux couleurs de la Bretagne.
Représentants de la Bretagne
Avec une présidence à double tête aux débuts, et des tensions encore palpables à la direction, c'est du terrain que vient l'exemple. L'osmose se réalise entre les joueurs qui retrouvent directement le CFA, qui les hébergera pendant six saisons sans réel éclat. "Côté sportif, ça s'est très bien passé. Pour les dirigeants purs et durs, ça a été plus long. Aujourd'hui, la conversion est faite", veut croire Maurice Gabillet.
Un football devenu plus spectaculaire ramène néanmoins petit à petit le public, qui se souvient avoir vu passer le jeune adolescent Didier Drogba, qui avait suivi au club son oncle, dans le stade de la Rabine entièrement rénové et retrouvé pour un succès inattendu en coupe face à Lorient l'an passé. Sous la conduite de Stéphane Le Mignan, jeune entraîneur à peine trentenaire nommé précipitamment, et sur la base d'un recrutement essentiellement régional les Vannetais décrochent enfin la timbale et accèdent au National au printemps 2005.
La première saison, les Morbihannais flirtent longtemps avec le podium avant de céder sur la fin. La réussite n'est pas la même cette année, puisque le VOC a longtemps été relégable, peinant même à éliminer successivement en Coupe de France le Stade Bordelais (2-0 a.p.), Carquefou (2-1 a.p.), Concarneau (3-2) et Bois-Guillaume (1-1, 5 t.a.b. à 6), tous hiérarchiquement inférieurs. "On est sorti de notre mauvaise passe. Notre parcours en Coupe doit nous permettre de gommer le championnat. On est les derniers représentants de la Bretagne, devant Rennes ou Lorient, et ça, c'est une grande fierté", s'enorgueillit le président.
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