Gerets : "Une douche froide"

Gerets : "Une douche froide"
Par Eurosport

Le 17/04/2009 à 10:15Mis à jour

L'aventure européenne est finie pour Marseille, éliminé jeudi soir par le Shakhtar Donetsk, vainqueur au Vélodorme (1-2). Déçu et contrarié par cette défaite, l'entraineur phocéen Eric Gerets n'a pourtant rien à reprocher à ses joueurs. Il veut maintenant se focaliser sur le championnat.

ERIC GERETS, quel est votre sentiment après cette élimination en quart de finale de la Coupe UEFA ?

E.G : En championnat, ces derniers temps, on a raté nos débuts de matches voire même toute la première mi-temps. Face au Shakhtar, c'était l'inverse. On était dans le match tout de suite. Et si on a la chance qu'un de nos tirs soit un peu mieux cadré, on peut ouvrir la marque. Mais c'est la douche froide après 30 minutes de jeu. Car ils ont marqué sur leur première occasion dangereuse. C'est un but que j'aimerais bien revoir… J'aimerais savoir ce qui s'est vraiment passé. C'est la malchance.

Vous parvenez tout de même à égaliser. Aviez-vous à nouveau l'espoir de réaliser un exploit ?

E.G : C'est bien de marquer ce "goal" en fin de première période. Et puis en deuxième période on commence à nouveau extrêmement bien avec deux occasions plus nettes. On doit marquer un "goal" pour espérer faire l'exploit. Mais je n'ai aucun reproche à faire à mon équipe parce qu'elle a joué pendant 70 minutes un très beau football, très soigné. On a eu de belles occasions : celle de Ben (Benoît Cheyrou) ou de Baky (Koné) par exemple. Et je ne sais pas combien d'occasions au final. A mon avis, il y a une trentaine de frappes au but.

Regrettez-vous d'avoir encaissé un but dans les arrêts de jeu ?

E.G : Quand on perd le match, c'est bien de se rendre compte que l'on peut jouer avec le c&oeligur mais il ne faut oublier de jouer avec la tête ! Je l'avais déjà dit avant le match. Je sais que tout le monde veut bien faire mais il y a des limites. A un moment donné, Civelli a joué extérieur droit et c'est Cana qui a frappé le corner. Il y avait encore un défenseur dans la moitié de terrain adverse. C'est un peu dommage parce que l'équipe ne devait pas de perdre ce match. Quand on regarde le match aller, on ne mérite peut-être pas d'aller en demi-finale mais on aurait tout de même mérité de ne pas perdre le match retour.

Dans quel état d'esprit étaient les joueurs à la fin de la rencontre ?

E.G : Fatigués. A partir de la 75e minute, les joueurs commençaient à être épuisés. L'adversaire a eu ainsi plus de place pour faire circuler le ballon. Jusqu'à la 70e minute, les lignes étaient très bien serrées. C'était la première fois que c'était aussi bien depuis trois mois. Je dois donner un compliment à mon équipe. Mais si on était resté dans notre organisation, on aurait fait match nul. Ça me fait donc chier malgré tout.

Qu'en est-il de la blessure de Taye Taiwo ?

E.G : Il faut attendre.

Va-t-il falloir du temps à votre groupe pour digérer cette élimination ?

E.G : Il faut voir dans quel état physique sont les joueurs en vue du match de ce week-end à Lorient. Je crois que si nous avions joué un mauvais match, ça aurait pu faire mal. Mais tout le monde se rend compte que l'on a raté un peu notre coup.

Quel est votre sentiment sur les deux demi-finales entre clubs allemands et ukrainiens ?

E.G : C'est drôle. Cela doit faire drôle aussi pour les quatre équipes qualifiées. J'avais espéré pouvoir retourner en Ukraine parce que le déplacement à Donetsk m'avait bien plu. Malheureusement, ce ne sera pas possible.

Que pensez-vous de la différence de niveau entre les clubs français et ukrainiens ?

E.G : J'ai vu un peu la rencontre entre le PSG le Dynamo de Kiev. C'était la même chose que lorsque nous avons joué sur le terrain du Shakhtar. Mais il faudra juger sur plusieurs années. Il faut toujours faire attention de tirer des conclusions un peu trop vite. Je crois que le championnat français est plus fort que le championnat ukrainien. En revanche, Kiev et Donetsk disputeraient la tête du championnat en France.

Comment jugez-vous le niveau de jeu du Shakhtar ?

E.G : Cette équipe a été un problème pour nous. Ils ont tous montré un état d'esprit très professionnel. Ils ont su attendre le moment où on s'est laissé un peu aller. Et là ils nous ont punis tout de suite…

Est-ce une bonne chose pour l'OM de se focaliser maintenant uniquement sur le championnat ?

E.G : Non, c'est dommage que l'on doive se concentrer uniquement sur une seule tâche…

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