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Coucou, les revoilà !

Coucou, les revoilà !

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 14/12/2011 à 23:15 -
Par Eurosport - Le 14/12/2011 à 23:15
Mamadou Niang, Nadir Belhadj et Kader Keita : on les disait en préretraite, les voilà en demi-finales de la Coupe du Monde des clubs avec le club qatari d'Al Saad face au Barça (jeudi, 11h30). Vous les aviez perdu de vue ? On vous propose de remettre les pendules à l’heure.
 

Niang: le regretté

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Jeudi, Mamadou Niang sera opposé à des défenseurs de classes mondiales du calibre de Puyol, Piqué, Abidal ou Alves. Cela tombe bien, l'ancien marseillais a toujours pensé avoir le talent pour faire partie de cette caste. Il y a de cela 18 mois, Mamadou Niang (32 ans depuis le 13 octobre), brassard de capitaine autours de l'épaule, offrait son premier titre de champion (2010)  à l'OM depuis plus de 17 ans. Chahuté à ses débuts, l'ancien Strasbourgeois était devenu au fil des saisons la coqueluche du Vélodrome. La surprise et la déception furent donc d'autant plus fortes dans les virages quand trois mois plus tard, "Mamad'" a fait part de son envie de rejoindre Fenerbahce et le championnat turc. 

Vexé de ne pas avoir les mêmes émoluments que Lucho ou Heinze,  le buteur est donc allé monnayer son talent (480.000 euros brut contre 316.000  à Marseille)  sur les rives du Bosphore malgré le véto de Didier Deschamps. L'entraineur marseillais n'a d'ailleurs jamais vraiment pardonné cet épisode à José Anigo et Jean-Claude Dassier, son président de l'époque. Champion dès sa première saison à Istanbul (avec 15 buts en 29 matches il termina 3e meilleur buteur), il dut pourtant de nouveau faire ses valises en septembre dernier pour soulager les finances d'un club englué dans une triste affaire de matches truqués.

Faute de propositions d'un club de premier rang, c'est donc au Qatar et Al Saad que l'on peut désormais admirer l'homme aux 71 buts en L1 sous le maillot de l'OM. Pour beaucoup, Niang, qui arrivait à maturité dans son jeu, a saboté ses meilleures années au plus haut niveau en faisant la course aux Dollars aux dépens du sportif. Champion d'Asie le 6 novembre dernier, il  disposera face au Barça d'une vitrine parfaite pour démontrer qu'il n'a rien perdu de son talent et qu'il reste un attaquant de grande classe.

Belhadj: le revanchard

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Quatre ans après, Nadir Belhadj va de nouveau croiser la route du Barça. La première fois, l'international algérien, qui évoluait à Lyon (défaite 0-3  en phase de poule de la C1 en septembre 2007), pensait devenir un habitué de l'élite européenne.  Malheureusement, il a pris, depuis, la fâcheuse habitude de perdre en standing à chacun de ses transferts.  Elu dans le onze type de L'Equipe en 2006-2007 alors qu'il évoluait à Sedan, le latéral gauche n'a fait que régresser dans ses choix de club depuis son départ de Lyon pour Lens en janvier 2008, seulement six mois après son arrivée. Après deux saisons à Portsmouth, pourtant relativement convaincante d'un point de vue personnel, marquées par une relégation en Premiership en mai 2010, c'est vers le Qatar et Al Saad qu'il a été contraint de s'exiler.

Perçue uniquement comme un choix financier, cette décision lui a valu de perdre sa place de titulaire chez  les Fennecs tout en provoquant les foudres d'une presse algérienne consternée devant le manque d'ambition d'un des cadres de sa sélection. " Ils sont où, ces grands clubs européens ? Je ne suis pas Messi ou Ronaldo pour qu’on coure après moi", se justifiait-il encore à la fin du mois de septembre dernier dans les colonnes du Buteur pour expliquer ce choix de carrière. Revanchard, il aura donc à cœur de briller face à la meilleure équipe du monde, jeudi. Une prestation de haut-niveau pourrait, de plus,  rappeler aux recruteurs européens l'épaisseur de son volume de jeu et la finesse de sa patte gauche.  En croisant le fer face à des joueurs du calibre de Xavi, Fabregas,Messi ou Iniesta, l'ancien Lensois aura également sans doute un sentiment de revanche contre "ceux qui l'ont démoli" lors de son arrivée en Asie.

Kader Keita: l'incompris

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C'est peu dire que Kader Keita et Lyon ne se sont jamais compris. Arrivé avec l'étiquette très lourde à porter de transfert le plus cher de l'histoire de l'OL (18 millions d'euros, un record battu depuis  par Lisandro et ses 24 millions) en provenance du LOSC en juin 2007, l'international ivoirien a été constamment pris en grippe par le public de Gerland. Brillant durant deux saisons au LOSC, club où il arrivait en provenance... d'Al Saad, l'ailier droit n'a jamais confirmé les fulgurances techniques affichées dans le Nord. Transféré à Galatasaray contre 8,5 millions d'euros, soit une moins-value de 10 millions d'euros pour l'OL, il semblait s'être parfaitement relancé après une saison convaincante dans le championnat turc. A la surprise générale, il décida pourtant de retourner au Qatar en août 2010, malgré des contacts avec  des clubs de Premier League.

Meilleur joueur de la finale de la Ligue des champions asiatique (1 but, 1 passe décisive), remportée par Al-Sadd face aux Coréens de Jeonbuk (2-2, 4 Tab à 3), Keita s'affirme comme le complément idéal de Niang à la pointe de l'attaque." Nous sommes amis et nous nous connaissons parfaitement sur le plan footballistique. Nous parlons constamment de notre façon d’évoluer ensemble sur le terrain. De plus, il n’y a aucune rivalité entre nous puisque notre seul objectif est de faire marquer notre équipe", explique-t-il quand on l'interroge sur sa complémentarité avec le Sénégalais. Parti de  France sur la pointe des pieds, celui qui a été nommé parmi les quatre meilleurs joueurs de L1 en 2007 a suffisamment de fougue dans les jambes pour déstabiliser n'importe quelle défense. Quand il le veut bien.

BARCELONE - AL SADD EST A SUIVRE JEUDI SUR EUROSPORT (11h30)

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