Tabarez ne s'inquiète pas

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Malgré la pression, Oscar Tabarez conserve toute sa confiance en l'arbitre désigné pour diriger le quart de finale entre l'Uruguay et le Ghana. Celui-ci ne sera "pas stupide", estime le sélectionneur de la Celeste qui, comme ses joueurs, prend du plaisir et nage en plein rêve.

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Crédit: Eurosport

OSCAR TABAREZ, vous avez battu l'Afrique du Sud au premier tour. Vous retrouvez le Ghana sur votre route. A quelle opposition vous attendez-vous ? Une équipe au style semblable à celui des Bafana Bafana ?
O.T. : En Coupe du monde, plus on avance vers la finale, plus les équipes sont difficiles à jouer et à battre. Le Ghana, c'est costaud, ses joueurs sont rapides et dribblent bien. Avant ce match, nous n'avons pas de garanties. On fera de notre mieux afin d'être le mieux préparé mais on verra ce qui se passera. Il est difficile de comparer le Ghana et l'Afrique du Sud. Le Ghana est sans doute plus proche de l'élite, on l'a vu lors des compétitions de jeunes. Ils vont continuer à progresser. C'est leur deuxième Coupe du monde, la première fois qu'ils atteignent les quarts.
Qu'attendez-vous de vos joueurs, notamment Suarez et Forlan ?
O.T. : Mes joueurs ont démontré leur potentiel mais ils ne portent pas de responsabilités particulières. On veut juste qu'ils soient bons et d'excellents coéquipiers. On s'est bien préparé ensemble. Je le répète, aucun n'a de responsabilités particulières. Si on veut que le rêve devienne réalité, il faudra que tout le monde soit là.
L'Uruguay a remporté deux Coupes du monde en 1930 et 1950. Sentez-vous le poids de l'histoire sur vos épaules ?
O.T. : Il ne faut pas se retourner. Quand tout sera terminé, on verra ce qu'on a accompli. Mais il ne faut pas se déconcentrer. Pensons simplement à notre match. La signification historique viendra après. Les joueurs ont travaillé dur pour en arriver là. La pression existe, oui. Mais pas trop, elle deviendrait négative.
Avez-vous peur que l'arbitre soit sous pression alors que l'Afrique est derrière le Ghana ?
O.T. : Non, pas du tout. Nous ne voulons pas penser à cela. Je ne me préoccupe pas de l'arbitre. La Coupe du monde est comme ça. Tous les arbitres jouent un rôle, ce sont des acteurs durant les matches : ils peuvent être bons, mauvais. C'est comme ça. Je ne pense pas à cela. Quant au public, vous savez, nous sommes à Kimberley et les Africains nous ont montré de l'amour. Vraiment, je ne pense à ça.
Une rumeur veut que vous ayez fait pression auprès de la FIFA pour que Howard Webb, arbitre anglais, soit remplacé par Olegario Benquerenca. Tout cela après les événements d'Angleterre-Allemagne, arbitré par un compatriote uruguayen...
O.T. : Je ne sais même pas si mes joueurs connaissent le nom de l'arbitre. Les meilleurs arbitres sont ici à la Coupe du monde. Je n'ai aucun problème avec la nationalité des arbitres. Nous devons arrêter de nous cacher et, dès que l'on trouve une coïncidence comme celle là, dramatiser. C'est du football. On ne devrait pas se plaindre. Enfin, l'arbitre n'est pas stupide. Il y a une finale à arbitrer peut-être.
Vous dites "c'est du football". On sent que vos joueurs sont dans cet état d'esprit. On les sent joyeux d'être ici depuis le début. Et on les a vus émerveillés en arrivant au stade tout à l'heure...
O.T. : Le stade est absolument impressionnant. Nous sommes entrés dedans alors qu'il faisait nuit, on a regardé et réalisé comme il était grandiose de vivre ça. C'est un rêve d'être ici. Cela le serait également de revenir pour la finale.
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