LUIS ARAGONES, avez-vous eu besoin de freiner l'euphorie créée par la victoire face aux Ukrainiens ?
L.A. : Il n'a pas été nécessaire de le faire. Nous n'avons pas eu à parler beaucoup avec les joueurs. Ils l'ont très bien compris. Nous avons toujours dit que nous irions match après match et ils l'ont parfaitement intégré. Lundi, nous allons débuter le match comme nous l'avons fait face à l'Ukraine. Nous n'allons pas changer notre manière de jouer.
Vous avez toujours dit qu'il fallait terriblement se méfier de la Tunisie. Quels sont ses points forts ?
L.A. : La Tunisie est une équipe bien meilleure que celle qui a joué le premier match (2-2 contre l'Arabie saoudite). L'entraîneur (Roger Lemerre) connaît bien son travail. C'est une sélection très bien organisée avec un milieu de terrain très fort, doté d'une bonne technique et d'un gros physique. Il y a surtout un joueur à surveiller: Jaziri. Il bouge bien et est efficace devant le but.
Est-ce que Raul vit mal sa situation de remplaçant ?
L.A. : Je comprends parfaitement Raul. Et il est normal qu'avec un tel joueur cela vous paraisse important, mais je peux vous dire qu'il fait tout pour que cette équipe tourne bien. Mais il y a des choses que je ne comprends pas (en référence aux interprétations de la presse espagnole dimanche qui a qualifié de "tendu" un dialogue entre les deux hommes, ndlr). Je ne parle pas une seconde de plus de ce sujet.
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