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Le Mexique de justesse
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Publié 21/06/2006 à 20:30 GMT+2
Battu par le Portugal (1-2), le Mexique décroche tout de même son billet pour les huitièmes de finale grâce au nul entre l'Iran et l'Angola. Deuxièmes du groupe D, les hommes de Ricardo La Volpe affronteront l'Argentine ou les Pays-Bas au tour suivant.
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PORTUGAL - MEXIQUE : 2-1Buts: Maniche (6e), Simao (30e sp) pour le Portugal - Fonseca (30e) pour le Mexique
Première période : Des remplaçants à la hauteur
Cinq joueurs vous manquent mais ça finit quand même au fond des filets. Car avec la rotation imposée par Scolari pour ne pas se retrouver privé de joueurs majeurs en cas de nouveau carton jaune, le Mexique aurait pu croire affronter un adversaire amoindri sans ses options offensives principales que sont Pauleta, Cristiano Ronaldo ou encore Deco. Mais après un début de rencontre timide, les Lusitaniens ouvrent le score sur leur première occasion sur un superbe mouvement.
Parti côté droit, Simao trouve dans la surface Maniche qui crucifie Sanchez d'une frappe puissante du plat du pied (1-0, 6e). Comme lors de leur match inaugural contre l'Angola (1-0), le Portugal se retrouve rapidement devant au score. Tout devient alors plus facile d'autant plus que Rafael Marquez dévie le ballon de la main à la lutte avec Meria sur corner (23e). Simao ne se prive pas pour creuser l'écart sur penalty (2-0, 24e).
Le Portugal continue de porter le danger sur le but aztèque par Helder Postiga et Tiago (27e). Mais le Mexique finit par réagir. A la réception d'un coup franc, Omar Bravo force Ricardo à un sauvetage en catastrophe (29e). Le corner qui suit débouche alors sur la réduction du score sur une tête décroisée de Fonseca (2-1, 30e). Le Mexique à nouveau dans le rythme pousse pour l'égalisation mais Ricardo permet à son équipe de rester en tête à fin de cette première mi-temps agréable et ponctuée de trois buts.
Seconde période : Bravo sans hourra
A la reprise, les intentions restent du côté du Mexique. Fonseca inquiète Ricardo mais sa frappe est trop écrasée pour une éventuelle égalisation (56e). Mais dans la foulée, l'arbitre slovaque de la rencontre, Lubos Michel, siffle un penalty pour une faute de Miguel qui touche le ballon de la main en tombant par terre (57e). Auteur d'un doublé contre l'Iran (3-1), Omar Bravo a l'occasion d'augmenter son capital buts mais il se troue complètement en envoyant le ballon directement dans les tribunes.
Les malheurs se poursuivent pour l'équipe de Ricardo La Volpe qui se retrouve à dix suite à une simulation de Perez dans la surface de réparation qui lui vaut un second carton jaune, synonyme d'expulsion (60e). Malgré ce nouveau coup dur, le Mexique reste dangereux... mais ce match n'est décidemment pas celui de Bravo. Parti à la limite du hors jeu, l'attaquant de Guadalajara perd son duel face à Ricardo (64e).
La fin de rencontre penche ensuite en faveur du Portugal mais Simao (82e et 87e) et Maniche (92e) ne s'offrent finalement pas de doublé. Le Portugal termine le premier tour avec trois victoires et le Mexique obtient sa qualification pour le second tour pour la quatrième fois de suite après 1994, 1998 et 2002. Les choses sérieuses s'annoncent donc pour ces deux équipes qui retrouveront les Pays-Bas et l'Argentine pour une place en quart.
L'HOMME DU MATCH : Simao
Ailier gauche, Simao Sabrosa a remplacé avec brio Cristiano Ronaldo laissé au repos, face au Mexique (2-1) L.'actuel capitaine de Benfica a joué 44 ballons en n'en perdant que 4. Il a surtout offert très tôt le premier but à Maniche (6e) sur un contre rapidement mené dans son couloir avant de creuser l'écart sur penalty (24e). Toujours disponible au front de l'attaque portugaise, il aura été un danger constant pour Marquez, peu à son aise dans cette rencontre.
LA DECLA : Ricardo La Volpe (sélectionneur du Mexique)
"On a bien démarré, on a eu la balle pendant un long moment. Mais quand on contrôle le ballon il faut marquer et c'est ce que nous n'avons pas su faire. Je crois toujours que notre problème principal est la finition. On manque un penalty. Mais il faut continuer à essayer, et si on insiste cela viendra. Bien sûr nous étions en lien permanent avec l'autre stade, et j'imagine que c'était pareil pour les Angolais. Mais l'important était de faire notre match. Ce n'était pas le groupe le plus facile, il n'était pas simple de jouer contre le Portugal, l'Angola et l'Iran. Comme entraîneur, tout ce qu'on peut faire c'est analyser son équipe et voir ce qu'on peut améliorer, devant et derrière. Nous n'avons pas marqué sur de nombreuses occasions, et peut-être que pour un entraîneur c'est ce qu'il y a de plus difficile à résoudre".
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