Les Pays-Bas ont mûri

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Des Pays-Bas façon rouleau compresseur depuis leur finale sud-africaine, c'est le dernier volet de notre série sur les grandes nations européennes. La bande à Sneijder distribue les fessées et semble avoir encore progressé depuis le Mondial. La nouveauté : les Oranje ont retrouvé leur avant-centre.

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Crédit: Eurosport

Une seule défaite, au mauvais moment. Le match qu'il ne fallait pas perdre. Lors de leurs vingt dernières rencontres, les Pays-Bas n'ont subi qu'un seul revers mais c'était en finale de la Coupe du monde. Le reste ? 19 victoires, 45 buts marqués, 10 encaissés. Un vrai rouleau compresseur qui broie tout ce qu'il rencontre. Dernière victime en date, la Hongrie samedi dernier, humiliée sur sa pelouse (0-4). Les éliminatoires pour l'Euro 2012 ne sont qu'une succession d'occasions de mettre en valeur la force de frappe batave. Les Oranje ont l'habitude de survoler les préliminaires sans jamais atteindre le Graal.  Alors pas question de se contenter des résultats actuels. "Nous ne serons pas satisfaits tant que nous n'aurons pas gagné l'Euro 2012", clame Bert van Marwijk.
Malgré le beau parcours jusqu'en finale, le sélectionneur batave a apporté quelques ajustements à son orientation tactique et à son choix des hommes. Pour faire face à la retraite internationale de Giovanni van Bronckhorst, van Marwijk a fait le choix de la jeunesse avec Erik Pieters (21 ans). Dans le coeur du jeu, il apporté davantage de créativité en intronisant van der Vaart, boudé en Afrique du Sud et bouillant avec Tottenham depuis, comme un titulaire indiscutable en lieu et place du controversé De Jong. Un changement qui s'accompagne d'une nouvelle philosophie de jeu.
Huntelaar et la manière
"Van der Vaart change le visage de l'équipe. Avec lui, elle prend plus de risque. Le football anglais l'a rendu plus fort physiquement", constate un van Marwijk qui n'hésite plus à aligner d'entrée cinq joueurs à vocation offensive pour un seul milieu récupérateur. Les Néerlandais sont davantage joueurs depuis le début des éliminatoires, une évolution qui explique les nombreuses déroutes qu'ils infligent à leurs adversaires successifs (0-5 à Saint Marin, 4-1 à la Suède, 0-4 à la Hongrie).
Cette boulimie offensive porte également un nom : Klaas-Jan Huntelaar. Meilleur buteur des éliminatoires avec Klose, l'attaquant de Schalke 04, moyen en Bundesliga (7 buts depuis le début de saison), a profité de la blessure de van Persie après la Coupe du monde pour s'installer en pointe du onze batave. Depuis le début des éliminatoires, il affiche une précision chirurgicale : 16 tirs, 11 cadrés, 8 buts. Les Pays-Bas ont atteint la finale de la Coupe du monde alors que leurs deux attaquants de pointe ont traversé la compétition comme des fantômes. La forme actuelle de Huntelaar rend plus impressionnante encore l'armada néerlandaise.  Une sélection qui s'est disciplinée depuis l'affligeant spectacle qu'elle avait fourni en finale (8 cartons jaunes, 1 rouge). Finis les tacles à broyer de la pierre. La bande à Van Bommel s'est assagie, elle est la sélection qui a récolté le moins d'avertissement lors de ces éliminatoires (2). Une seule défaite en 20 matches mais certaines leçons en ont été tirées.
Le onze type en 2011 : Stekelenburg – van der Wiel, Heitinga, Mathijsen, Pieters – van Bommel – van der Vaart, Sneijder – Robben, Huntelaar, Afellay ou van Persie. Prochain match : 29 mars face à la Hongrie.
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