Le Graët, priorités fixées

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L'équipe de France n'a pas encore de nouveau sélectionneur. Mais les contours de son cadre de travail ont été tracés par Noël Le Graët.

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SEUL MAÎTRE A BORD
A la différence de Laurent Blanc, le futur patron des Bleus n'arrive pas pour effacer les stigmates d'un drame. Ce qui s'est passé à Donetsk ou à Kiev n'est rien comparé aux événements de Knsyna. Noël Le Graët n'a pas oublié de le rappeler mardi matin. Et même si certains joueurs vont passer sous les fourches caudines de la commission de discipline de la FFF, il n'est pas question de les charger autant que les mutins sud-africains. Une simple amende ou un match de suspension suffirait aux yeux de Le Graët. Surtout, cela ne changera en rien les prérogatives du futur sélectionneur qui jouira d'une entière liberté pour choisir ses joueurs. Pas de conseils ou quoi que ce soit. Deschamps ou un autre sera libre de ses mouvements : "Cela concerne quatre joueurs (ndlr : Nasri, Ben Arfa, Ménez et M'Vila). On n'est pas dans une crise d'irrespect. Le sélectionneur aura le choix de les sélectionner ou pas."
2+2 + 4 ?
Alors que Noël Le Graët s'était montré inflexible avec Laurent Blanc au sujet de son engagement et d'une éventuelle prolongation de deux ans supplémentaires, le président de la FFF a déjà ouvert la porte à un contrat plus long à son successeur. Didier Deschamps ou un autre pourraient bénéficier d'un contrat de deux ans plus deux autres années conditionnées. Par quoi ? Résultats, manière ? Noël Le Graët n’en a pas encore défini les modalités. Mais y songe sérieusement. "Le contrat sera peut-être un 2+2. Se qualifier au Mondial avec l'Espagne dans notre groupe ne sera pas facile. Et puis après, il y a l'Euro en France avec deux ans de matches amicaux." Même s’il est difficile d’imaginer le prochain patron survivre à une non-qualification pour la Coupe du monde 2014, l’objectif fixé sera avant tout de bien faire à l'Euro 2016. D'où ces quatre années éventuelles pour travailler.
PAS DE STAFF AU RABAIS
Depuis son élection à la tête de la FFF, Noël Le Graët était chiffonné par le staff de l'équipe de France, les "doublons" qu'il comportait et le prix qu'il coutait à la fédération. Avec le futur sélectionneur des Bleus, il y a peu de chances que l'on retrouve deux personnes pour s'occuper des gardiens de but (Franck Raviot et Fabien Barthez), c'est une certitude. De là à ce que le prochain patron ne bénéficie que d'un entourage au rabais ou très restreint, il n'y a qu'un pas que le patron de la Fédération Française de Football n'a pas franchi ce matin. "Le staff technique, ce sera à peu près la même chose. En prix et en nombre", a-t-il confié ce matin avant de préciser sa pensée : "Le staff, le prix de Laurent Blanc, ce n'est pas ce qui m'a choqué. Dans certains clubs, il y a beaucoup plus. Ce que je n'aime pas, c'est le gaspillage. Je n'aime pas être mis en difficulté et que l'on me dise j'ai 22 ou 23 mecs avec moi." Quand Le Graët est arrivé à la tête de la FFF, Blanc était en place depuis un an. Cette fois, il aura son mot à dire. Et des postes tels que celui de directeur administratif ne seront peut-être pas reconduits.
IL DEVRA "PLAIRE"
Laurent Blanc avait remis l'équipe de France sur de bons rails. Avant que la Suède, l'Espagne et le comportement de certains ne gâchent le travail accompli. Le futur sélectionneur ne devra pas négliger cet aspect des choses et cela ne pourra se limiter au jeu développé sur la pelouse. L'équipe de France devra être irréprochable. De Clairefontaine au terrain, en passant par la Marseillaise. Noël Le Graët ne l'a pas caché : derrière une image impeccable se cachent des impératifs économiques et des sponsors dont dépendent grandement la Fédération Française de Football.
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