Avant même l'ouverture du score, les Madrilènes ont été les premiers à se mettre en évidence. Non pas qu'ils soient rentrés sur la pelouse du Camp Nou avec la ferme intention de prendre le jeu à leur compte, mais les joueurs de José Mourinho ont appliqué à merveille un schéma de jeu déjà éprouvé face au FC Barcelone.
Abandonnant la possession du ballon à leur adversaire (70% à 30%), les Merengue ont évolué en contre, avec un jeu très direct, sollicitant rapidement les attaquants et notamment Cristiano Ronaldo, comme sur le second but, où Özil sollicite immédiatement l'attaquant portugais dans la profondeur. Quitte à avoir beaucoup de déchet dans la moitié de terrain adverse, avec seulement 67,4% de passes réussies.
Les Catalans ont ainsi largement pu déployer leur jeu de passes multiples (678), mais sans parvenir à s'approcher du but d'Iker Casillas. Sur leurs dix frappes, huit ont été déclenchées à distance, depuis l'extérieur de la surface de réparation. L'une d'entre elles a fait mouche, sur le coup-franc de Lionel Messi. L'autre but de l'Argentin a été inscrit non pas sur une attaque placée du Barça, mais après un cafouillage de la défense madrilène dans ses 16m50. La limite de l'approche madrilène, c'est qu'elle ne permettait aucune erreur dans les lignes arrières.



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