Fernando, l'indispensable

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Il est arrivé sur la pointe des pieds l'été dernier, en provenance de Catane, en Serie B. Personne ne le connaissait vraiment. Six mois plus tard, Fernando s'est déjà rendu indispensable à Bordeaux. Le milieu de terrain brésilien apporte sa polyvalence et

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Crédit: Eurosport

"Vous verrez, il sait tout faire", avait dit Ricardo à l'arrivée à Bordeaux du longiligne jeune homme (1,86m, 79 kg), qu'il avait connu en tant qu'entraîneur de la Juventude, en première division brésilienne, puis en sélections de jeunes du Brésil. L'entraîneur bordelais savait ce qu'il faisait en enrôlant son compatriote. Personne, pas même l'ancien défenseur parisien, ne s'imaginait pour autant que Fernando deviendrait en quelques mois un des pions essentiels de son dispositif.
Mieux, l'Italo-brésilien est même meilleur buteur des Girondins, titre purement honorifique qu'il partage avec Chamakh, Darcheville et Faubert dans un total de réalisations (21 buts) aussi maigre qu'il est bien partagé. Malgré un léger retard dans sa préparation, Fernando Menegazzo, son patronyme complet, présenté comme milieu relayeur avec préférence pour une position axiale, a rapidement été utilisé, et souvent aux côtés de Rio Mavuba surtout, ou de Bruno Cheyrou.
"Je suis content"
Passé un certain déchet initial, il a affiché à la fois application dans le maillage défensif (12 buts concédés, 1re défense), et rapide disponibilité offensive -qualité de passe à l'appui- une fois le ballon récupéré. Rappelant qu'en Italie, il dépanna à ses heures en défense ou en attaque. "Je suis content", sourit-il quand on suggère qu'il est une révélation de la saison, comme un chaînon qui manquait aux Girondins.
"Je suis arrivé ici inconnu pour la presse, dans le Championnat, pour beaucoup de personnes qui ne suivaient pas le Championnat italien" (avant Catane, il joua deux saisons à Sienne, qui le prête à Bordeaux). "Je me suis intégré très vite, et c'est bien car c'était un championnat où je n'avais jamais joué. Un championnat, rapide, où les équipes jouent vite, et surtout très équilibré, à part Lyon ", poursuit le joueur, dans un français éloquent pour six mois de présence.
Un investissement déjà payant
"Nous sommes une équipe qui aime beaucoup le travail, le sacrifice dans le jeu. C'est pour cela qu'on est 2e et meilleure défense. C'est aussi l'identité de notre entraîneur, qui demande beaucoup", souligne-t-il. Pour Fernando, qui fut juste convoqué (deux fois sous Scolari) avec la Seleçao, l'exposition liée à bon parcours en France, alliée à la notoriété de Ricardo au Brésil, doit ouvrir des perspectives. La première devrait être un accord imminent avec les Girondins pour un contrat de quatre ans.
Au-delà, à l'horizon brésilien, c'est son entraîneur qui calme le jeu. "D'abord, il lui faut s'imposer en France, et ce n'est pas avec une bonne demi-saison. C'est bien, mais pour arriver en équipe nationale du Brésil, il faut plus que cela", tranche Ricardo, "Peut-être deux, trois très bonnes saisons avec des bons résultats". Mais Ricardo avait prévenu en présentant Fernando: c'est un investissement "immédiat ". Et déjà payant.
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