Perrin sans rancoeur

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Alain Perrin retrouve aujourd'hui l'OM, qu'il avait quitté dans la confusion. Mais l'entraîneur de Sochaux n'a aucune rancoeur. Pourtant, lui comme Jérôme Leroy, Jérémy Gavanon ou Christophe Galtier aimeraient jouer un mauvais tour à leur ancienne équipe.

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Avant ses retrouvailles avec l'OM, Alain Perrin préfère dédramatiser l'événement. "Ce n'est pas moi qui joue. D'ailleurs, nous sommes plusieurs à être passés à Marseille, Jérôme Leroy, Jérémy Gavanon ou encore Christophe Galtier (NDLR: entraîneur-adjoint)", rappelle le technicien sochalien. Arrivé de Troyes, monté avec lui du National à la L1 puis à la Coupe de l'UEFA, Perrin, 50 ans, avait signé en juin 2002 à l'OM dont il a été licencié en janvier 2004. Au terme de la première saison, l'OM avait terminé 3e du Championnat, puis franchi le 3e tour préliminaire de la Ligue des champions et disputé la première phase de la C1 affrontant notamment le Real Madrid.
Toutefois, Alain Perrin avait été limogé le 14 janvier 2004 après une série de trois défaites en quatre matches. Pour motiver son licenciement, le club avait invoqué des faits "de harcèlement sexuel, exhibition sur le lieu de travail et défaut d'information de son employeur". Depuis, les deux parties ont conclu un accord à l'amiable l'hiver dernier. L'entraîneur réclamait au civil et devant les prud'hommes un total de 9,9 millions d'euros pour "rupture abusive du contrat de travail et atteinte à l'image" mais l'OM aurait versé beaucoup moins que la moitié selon une source proche du dossier.
"Depuis, personne n'a fait mieux"
"L'équipe était 6e lorsque j'ai été débarqué. Depuis, personne n'a fait mieux que moi. Pour bâtir un grand club, il faut de grands joueurs, de grands entraîneurs et de grands dirigeants" , estime Alain Perrin. "Ceux en poste à mon époque sont tous partis, alors...", fait-il constater. Selon lui, un entraîneur se construit au travers de ses expériences et des grands matches comme ceux de la Ligue des champions. "Il y a aussi tout ce que ce type d'événements engendre comme pression autour d'un club et à Marseille, l'environnement médiatique est plus pesant qu'ailleurs", dit-il, déclarant "préférer n'en retenir que les choses positives".
"Son bilan au vu des moyens et de l'environnement est très bon et je reste persuadé qu'il était l'homme de la situation" , déclare Christophe Bouchet, président de l'OM à l'époque, décrivant un homme avec "une rigueur un peu excessive parfois". "Elle aurait pu ramener du positif et du rationnel dans un club qui en manquait", estime-t-il, admettant que Perrin "n'est pas quelqu'un qui conduit une randonnée ou un pique-nique mais qui est là pour ramener les joueurs à la réalité et sa façon de le faire est peut-être un peu dure".
"Cela n'a pas marché car il y a eu un trou noir catastrophique et de nombreuses personnes se sont empressées de le pousser pour qu'il disparaisse", témoigne encore Christophe Bouchet. Après des séjours aux Emirats Arabes Unis à Al-Aïn puis en Angleterre au FC Portsmouth, Perrin a retrouvé à Sochaux, un club qui avait comme lui besoin de se relancer. Actuellement 4e, le club doubien entend entretenir cette position à la faveur d'une victoire sur l'OM.
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